Un couple de Québécois coincés en Espagne, ils réclament un retour garanti et «sécuritaire»

PC

Comme bien d’autres Canadiens en moyen, Daniel Désilets est présentement pris en Espagne dans le secteur de la Costa Del Sol. M. Désilets, sa conjointe et trois autres citoyens de la région sont en effet confinés dans des condominiums d’une petite localité située à une heure de Malaga. Parmi eux, il y a des personnes âgées de 63 ans, 71 ans, 72 ans, 73 alors que l’aînée a 87 ans. Certes, ils vont bien sur le plan de la santé physique mais l’inquiétude draine leurs énergies. Toutes les démarches ont été faites pour tenter de revenir au pays le plus rapidement possible comme l’ont demandé les autorités. Des communications par courriel ont aussi été faites avec l’ambassade canadienne. Selon M. Désilets, Air Transat aurait dépêché depuis le 22 mars un avion par jour en partance de Malaga pour ramener les Canadiens à Montréal et ce jusqu’au 27 mars. Le monde est prêt à se battre pour un pot de Nutella dans un Costco. Imaginez le bordel dans un aéroport où le risque d’infection est bien pire, a-t-il déploré.

Le problème est qu’il est impossible pour eux de s’enregistrer sur aucun de ces vols à l’avance via le site de réservation d’Air Transat. Cela nous oblige à nous présenter à l’aéroport comme un troupeau de vaches, à faire la file avec l’espoir d’obtenir un siège disponible. Je trouve cela très dangereux, surtout pour les personnes âgées. En d’autres mots, ils ne demandent pas la lune mais un retour au pays le plus rapidement possible dans un contexte sécuritaire et fiable. Là où ça se complique pour eux est qu’ils ne peuvent pas faire leurs bagages et quitter les condominiums sans avoir la certitude de réussir à quitter l’Espagne immédiatement. «Les hôtels sont fermés ici. Il n’y a rien. Nous risquons de nous retrouver prisonniers à l’aéroport dans la zone internationale sans pouvoir rien faire. Il ne faut pas oublier que nous ne pouvons plus nous déplacer à notre guise dans les villes. En effet, ils ont dû obtenir un permis qui leur donne le droit de se rendre à l’aéroport uniquement. Présentement, les consignes en Espagne sont très strictes: les gens peuvent sortir à l’extérieur seulement pour aller à l’épicerie et à la pharmacie, preuves d’achat à l’appui, ou sortir le chien. «J’ose croire que le gouvernement doit avoir une idée du nombre de Canadiens qui se trouvent à Malaga afin d’envoyer le nombre d’avions nécessaires pour les rapatrier en tout sécurité. La situation est plutôt chaotique étant donné que nous ne pouvons pas nous enregistrer sur l’un de ces vols avant de se déplacer.

Le groupe de Canadiens avait atterri en Espagne sur un vol de Swissair le 3 mars dernier avec un billet de retour prévu le 7 avril qui a été annulé. Le 15 mars, M. Désilets a acheté des billets pour rentrer au pays le plus vite possible avec une escale à Paris le 20 mars et à ce, à un coût de 2300$ chacun. «La veille, au moment de nous enregistrer, nous avons appris que le vol était annulé et non remboursable», a-t-il mentionné. Ils ont ensuite tenté de rentrer de différentes façons mais toujours sans succès. M. Désilets soutient également que les députés fédéraux de Trois-Rivières et Saint-Maurice qu’il a contactés ne lui ont même pas envoyé un accusé de réception. «Il faut que les hommes politiques arrêtent de nous dire des généralités, qu’ils ne pourront pas rapatrier tous les Canadiens, que nous devront payer nos sièges et qu’ils cessent de nous donner des conseils qu’on connaît déjà. Ce qu’il faut faire, est d’offrir des dizaines de vols garantis pour lesquels on peut s’inscrire en toute sécurité pour un vol à une heure/date précise, payer un prix juste garanti par une compagnie aérienne fiable et se rendre vers l’aéroport dans un ordre civilisé», a-t-il conclu.