Au Mexique, l'autre épidémie, pays de violence extrême féminicides et homicides résistent au coronavirus avec 2858 meurtres seulement en février

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La violence au Mexique a encore de beaux jours devant elle. Cette maladie mexicaine, toujours sans remède, ne se résorbe pas face au Covid-19 qui met peu à peu la planète à genoux. Des experts, interrogés, sont formels: même une éventuelle baisse ponctuelle ne signifierait en rien que le mal diminue en intensité. Pourtant, dans les agglomérations mexicaines, y compris Mexico, la capitale, les rues ont commencé à se vider, l’activité sociale est en chute libre et les gens sont de plus en plus nombreux à s’isoler. Si le gouvernement venait à rendre obligatoire le confinement, le pays, qui a connu en 2019 son année la plus violente avec 35.588 homicides et féminicides, selon des chiffres officiels, pourrait connaître une accalmie. Mais pour Alejandro Hope, expert en matière de criminalité, elle ne pourra être que temporaire et les perspectives restent sombres. D’autant que jusqu’à présent, la violence n’est pas en baisse. Les données de février et mars suggèrent même que nous serions plus ou moins au niveau de 2019, peut-être pire”, explique-t-il.

Le Mexique a enregistré 5.751 meurtres au cours des deux premiers mois de l’année, dont 2.858 commis en février, selon les données du Secrétariat exécutif du Système national de sécurité publique (SESNSP). Le SESNSP observe qu’en février, une baisse de 1,8% des homicides volontaires s’est produite, mais les fémicides ont en revanche augmenté de 24%.”Une mise en quarantaine, avec des mesures de restriction radicales, entraînerait moins de présence dans les rues, et donc moins de cambriolages, probablement moins d’homicides. Mais lorsque le confinement cessera, la violence reviendra sans aucun doute.