IMPORTANT : Justin Trudeau tente de convaincre Donald Trump de ne pas armer des patrouilleurs à la frontière comme au Mexique

Le Devoir

Justin Trudeau a révélé qu’il tente de convaincre Washington de ne pas envoyer son armée pour patrouiller la frontière canadienne. Ottawa tient à conserver un minimum de fluidité à la frontière, et ce malgré le fait que le nombre de cas de COVID-19 continue d’exploser dans des États limitrophes. L’administration américaine envisage de déployer des militaires à sa frontière nord, de peur de voir certaines personnes atteintes du coronavirus traverser entre les postes frontaliers officiels et ainsi se faufiler aux États-Unis. « Le Canada et les États-Unis ont la frontière non-militarisée la plus longue au monde et c’est dans l’intérêt des deux pays de garder ça comme ça. Nous sommes en discussions avec les États-Unis sur cet enjeu », a rapporté Justin Trudeau lors de son point de presse quotidien. « Nous avons souligné que le fait que la frontière entre le Canada et les États-Unis soit la frontière non-militarisée la plus longue au monde a énormément profité à nos deux pays de même qu’à nos deux économies. Et nous estimons que cela doit demeurer le cas. »

Selon Global, Washington jongle avec l’idée d’envoyer des militaires à 30 km de la frontière, entre les points d’entrées officiels, et d’utiliser des capteurs pour localiser toute personne qui tenterait de la traverser de façon irrégulière. L’information serait transmise aux autorités frontalières américaines qui pourraient ensuite les intercepter. Les États-Unis peinent à contenir l’épidémie de coronavirus sur leur territoire. Le nombre de nouveaux cas continue d’exploser tous les jours. Certains des États les plus touchés sont des voisins comme l’État de New York, au sud Québec et de l’Ontario, et l’État de Washington, voisin de la Colombie-Britannique. Plus de 100 personnes sont mortes dans l’État de New York jeudi. Le président américain Donald Trump songe malgré tout à cesser les mesures de confinement aux États-Unis dans deux semaines et permettre le retour au travail d’ici la fin de semaine de Pâques. Justin Trudeau n’a pas voulu préciser ce qu’il envisageait de faire à la frontière canadienne, si tel est le cas.

Quant à savoir si la frontière pourrait être davantage resserrée aux endroits problématiques – comme entre l’État de New York et le Canada en y interdisant par exemple aussi l’entrée de travailleurs jugés essentiels, le premier ministre a semblé exclure l’idée pour l’instant. « Nous allons toujours prendre les mesures nécessaires pour protéger les Canadiens, tel que nous l’avons démontré. En même temps nous comprenons que l’un des aspects pour protéger les Canadiens consiste à garantir un approvisionnement suffisant en nourriture, en médicaments, en équipement nécessaire. »