SELON LE GOUVERNEUR DE LA BANQUE DU CANADA « ON EXAGÈRE L’AMPLEUR DE LA CRISE ! »

L’ampleur que l’on prête à la crise économique actuellement est un peu exagérée, estime Stephen Poloz. Je crois que, tout bien pesé, la vague de pessimisme que j’entends est un peu trop extrême. C’est un peu exagéré, a dit le gouverneur de la Banque du Canada de l’incidence économique de la pandémie de coronavirus lors d’une table ronde virtuelle avec quelques journalistes. Le problème, a-t-il expliqué, vient notamment de notre habitude d’utiliser des indicateurs comme le produit intérieur brut (PIB) pour se faire une idée de l’état de l’économie. Lorsqu’on prédit, comme depuis quelques semaines, que la pandémie de coronavirus provoquera une chute de 15 % du PIB canadien seulement au deuxième trimestre, on pense tout de suite à un choc économique terrible dont on voit mal comment on se remettra.  Mais nous ne sommes pas dans une récession normale, a souligné l’économiste qui, au terme d’un mandat de 7 ans, cédera sa place à la tête de la banque centrale canadienne dans moins de deux semaines à Tiff Macklem. La chute du PIB ne reflète pas un changement profond du comportement ni de la confiance des acteurs économiques. Les gouvernements ont mis l’économie sur pause.  Lorsqu’ils lèveront leurs mesures de confinement, on peut s’attendre à un retour rapide de l’activité. DEVOIR