UN ANTICORPS DU SRAS POURRAIT CONTRIBUER À FAIRE OBSTACLE AU CORONAVIRUS

CP

Des chercheurs de Singapour ont constaté que les patients fortement affectés par le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) ont conservé certains niveaux d’anticorps pendant de neuf à 17 ans après l’infection. Comme le SRAS et le SRAS-CoV-2 sont des cousins, cela pourrait permettre de croire que les patients infectés par le second profiteront ensuite d’une immunité à long terme. Le SRAS pourrait aussi être à l’origine d’une arme très puissante contre le SRAS-CoV-2. Des chercheurs de l’Université de Washington ont trouvé dans le sang d’un patient ayant survécu au SRAS en 2003 un anticorps le S309 qui pourrait être en mesure de neutraliser les protéines de spicule de tous les coronavirus connus, y compris le SRAS-CoV-2. Les coronavirus utilisent ces protéines pour pénétrer dans les cellules humaines et commencer à se répliquer. Le S309 a fait ses preuves face au SRAS-CoV-2 en laboratoire. Il doit encore être testé chez l’humain.