AVEC UN PRÊT DE 200 MILLIONS OFFERT PAR INVESTISSEMENT QUÉBEC ET LA CAISSE DE DÉPÔT AVEC 100 MILLIONS LE CIRQUE DU SOLEIL SE PLACE À L'ABRI DE SES CRÉANCIERS AFIN DE RELANCER SES ACTIVITÉS

Privé de revenus depuis la mi-mars en raison de la pandémie de COVID-19, le Cirque du Soleil se place à l’abri de ses créanciers pour restructurer sa dette et relancer ses activités par l’entremise d’une convention d’achat conclue avec ses actionnaires actuels. Appuyés par le prêt de 200 millions $ US offert par Investissement Québec, le fonds texan TPG Capital, la firme chinoise Fosun et la Caisse de dépôt et placement du Québec (CPDQ) injecteront 100 millions $ US supplémentaires en plus de mettre sur pied deux fonds totalisant 20 millions $ US pour payer les artisans de l’entreprise de divertissement. Il s’agit de l’offre minimale à déposer si d’autres joueurs désirent mettre la main sur le Cirque, dont la dette est d’environ 900 millions $ US. Son président et chef de la direction, Daniel Lamarre, a précisé au cours d’un entretien téléphonique, que cinq à six groupes sont intéressés à acquérir l’entreprise. On devrait savoir vers la mi-septembre qui sera le nouveau propriétaire.

En échange d’une restructuration de la dette, les créanciers recevront une dette non garantie de 50 millions $ US en plus de détenir 45 % du Cirque, ce qui fera fléchir les participations des actionnaires actuels. La crise sanitaire provoquée par le nouveau coronavirus a forcé le Cirque à annuler, il y a environ trois mois, ses 44 spectacles et à licencier la quasi-totalité de son effectif, soit environ 4700 personnes.CBC