LE CONSERVATEUR O’TOOLE OUVERT À UN ÉLARGISSEMENT DE LA LOI 101 AU QUÉBEC.

Le nouveau chef conservateur Erin O’Toole surprend tout le monde même les plus progressives. Ce dernier s’est dit d’accord avec l’idée que les entreprises à charte fédérale comme les banques soient assujetties aux dispositions de la Loi 101.  C’est une question de respect, a-t-il indiqué au sortir d’une première rencontre avec François Legault. « Je lui ai dit que les grandes institutions fédérales devraient respecter les dispositions touchant le français au Québec, a soutenu M. O’Toole lors d’un point de presse tenu devant les bureaux montréalais du premier ministre du Québec. J’ai parlé de mon expérience d’avocat pour de petites compagnies : si elles doivent suivre les règles, pourquoi par les banques ou les aéroports ?  Le gouvernement caquiste souhaite assujettir à la Loi 101 les entreprises sous compétence fédérales présentes au Québec elles n’ont pas à le faire présentement. Ce changement majeur devrait être proposé dans le cadre du nouveau plan d’action que prépare le ministre responsable de la Langue française, Simon Jolin-Barrette. Sur la scène fédérale, tant le Bloc québécois que le Nouveau Parti démocratique étaient déjà en faveur de cette modification. Le chef conservateur, qui tenait à rencontrer M. Legault avant les autres premiers ministres provinciaux, a souligné avoir appris beaucoup de choses après une discussion franche avec le chef du gouvernement québécois. « Je suis ici pour bien comprendre les enjeux pour les Québécois avant la prochaine élection », a-t-il dit. Suivant son excellente réunion, M. O’Toole s’est gardé de se prononcer sur deux sujets chers à François Legault. Ainsi, concernant la proposition d’avoir un rapport d’impôt unique, le chef conservateur a réitéré qu’il est ouvert à en parler, mais que sa position n’est pas encore définie. « On a parlé de ça. J’ai dit que j’allais en parler avec mon caucus, particulièrement avec mon caucus au Québec.  M. O’Toole a dit souhaiter parler avec ses collègues, les syndicats, les gens de l’Agence du revenu du Canada à Shawinigan, et je vais prendre une décision après les discussions. Je vais examiner tous les enjeux, a-t-il ajoutant en soulignant qu’on doit protéger les emplois rattachés au traitement des rapports d’impôts.

Transferts en santé

Pour ce qui est des transferts fédéraux en santé sujet d’un front commun entre l’Ontario et le Québec et l’Ontario, qui réclament une hausse récurrente, Erin O’Toole a simplement promis d’avoir une approche de collaboration. Je donnerai plus de financement pour la santé et ce sera un financement stable, prévisible, sans condition, a-t-il mentionné, sans préciser l’ampleur du financement qu’il pourrait envisager et c’est la question au cœur de ce dossier. Il a promis d’agir différemment du gouvernement Harper, qui avait décrété unilatéralement en décembre 2011 la hauteur des transferts en santé pour la période 2014-2024. « Je vais avoir une approche différente, a indiqué le chef conservateur. Après la pandémie, on doit travailler en étroite collaboration avec les provinces pour le bien-être des Canadiens. » « C’est important de respecter les champs de compétence des provinces, incluant la santé, et je vais avoir une approche comme ça, a affirmé M. O’Toole. Pas comme celle de Justin Trudeau, qui a parlé des CSHDL durant la pandémie, qui a fait de l’interférence avec les provinces. Je veux de la collaboration, pas de la confrontation. » Concernant les pipelines, Erin O’Toole a esquivé la perspective d’un conflit avec Québec en rappelant qu’il n’y a pas de projets sur la table qui impliquerait de traverser le territoire québécois. Je suis en faveur de nos richesses naturelles, a-t-il souligné en disant que sa priorité sera les oléoducs et gazoduc dans l’Ouest. Mais il a quand même glissé être en faveur de la création de la richesse, ici au Québec, et au Saguenay, là où le projet GNL Québec gaz naturel est envisagé. Devoir