• Publicite pour Julie Murray - agent immobilier en FloridePublicite pour Transport Bob
  • Publicite pour SonomadPublicite pour Martina Marcel - agent immobilier en Floride

ON EN SAIT PLUS SUR LA LUNE QUE SUR LE FOND DES MERS

De la Lune, si on regarde la Terre, on ne voit qu’une magnifique sphère bleue. Ce phénomène s’explique par la diffusion de la lumière du soleil par l’atmosphère et l’absorption par la mer de la lumière du ciel. L’eau occupe 70 % de notre planète et nous ne connaissons que très peu ce qui se passe sous sa surface. On en sait plus sur la face cachée de la Lune que sur nos océans. Quand on est sur une île, n’oublions pas qu’il s’agit de la crête d’une montagne, et que certaines montagnes sous-marines sont plus hautes que l’Everest. On considère que la surface des océans cartographiée est de l’ordre de 10 %. Peu étonnant vu la difficulté d’accès et l’immensité des mers. La connaissance des fonds marins est indispensable pour l’aménagement des zones côtières, l’enfouissement de câbles, l’installation de plateformes pétrolières, la prédiction des tremblements de terre, la protection de la faune marine, sans oublier les militaires. Pétrole, gaz, minerais, les océans renferment des richesses colossales, et les pays les plus puissants investissent des tonnes d’argent pour cartographier les fonds marins.

Bien entendu on utilise les satellites. Les données satellitaires aident à prédire le relief sous-marin par des algorithmes, mais la résolution spatiale est de l’ordre d’un ou deux kilomètres. Insuffisant. Il existe des outils plus précis, notamment des sondes acoustiques. Autonomes, pilotées ou bien embarquées sur un bateau, elles envoient des signaux qui permettent de déterminer la profondeur et la nature du fond sous-marin. En fonction de la profondeur, la résolution peut être excellente. Mais, avec l’acoustique, on n’a pas d’image, or pour bien connaître l’habitat, il faut de la vidéo et de la photo. Les cartes détaillées en haute résolution coûtent cher parce que les engins sous-marins sont lents. Les universités cherchent des solutions rapides et efficaces.  Les Français proposent une flotte de micro robots sous-marins surnommés abeilles marines. Imaginons une grappe de 500 robots, de la taille d’une main, qui prennent des images, des mesures et reviennent partager les données après des dizaines d’heures de patrouille. Les engins sont capables de résister aux grandes pressions et ils sont autonomes. Demain, on en saura plus sur les montagnes, les vallées, les plateaux, les crevasses et ravins du fond des mers.

Par Richard Johnson

MAGAZINE CARREFOUR FLORIDE : http://www.carrefourfloride.com