cliquez ici pour fermer

LE SPORT ET LA VRAIE VIE PAS TOUJOURS ÉVIDENT

Par Guy Robillard : Il y a eu Jonathan Drouin, puis Carey Price. Le grand nageur Michel Phelps, la championne gymnaste américaine Simon Biles, qui a craqué aux Jeux olympiques de Tokyo, et la joueuse de tennis Naomi Osaka, une autre championne. Et des dizaines d’autres cas révélés. Tous ces sportifs, souvent multi-millionnaires, ont reconnu des problèmes psychologiques, mentaux. Il y a aussi tous ces cas de harcèlement, sexuel ou autres, les gymnastes américaines, dont Miles, abusées par le médecin de l’équipe nationale. Et ces nageuses artistiques canadiennes, principalement québécoises, qui se sont soulevées contre un climat toxique, voire inhumain, à l’entraînement. On pourrait continuer longtemps, sans citer tous ces cas, assurément très nombreux, qui n’ont jamais été exposés. Bon, soyons clair, il y a beaucoup plus de positif que de négatif dans la pratique du sport. Mais il ne faut pas se cacher les nombreux aspects négatifs, qui confirment souvent que l’argent ne fait pas le bonheur. Devenir un athlète de pointe vient avec des exigences qui frôlent la déshumanisation. Se lever tous les matins à 5 heures pour aller nager, se priver littéralement d’activités sociales pour se consacrer à garder la forme, est-ce une vie normale pour des adolescents, ou même des adultes? Voici ce que disait le cycliste québécois Antoine Duchesne à Sportcom avant le dernier Tour d’Italie : « Tout est tellement calculé : watts, nutrition, sommeil, etc il y a 10 ans, je n`aurais jamais été capable de suivre » mettre autant de stress, de pression, et avoir une charge mentale aussi grande quand tu es juste un kid, je ne les vois pas faire des carrières de 10 ans’’.

Quelques jours plus tard, le cycliste français Théo Nonnez annonçait sa retraite à 21 ans justement pour ces raisons. Et je n’oublierai jamais ce nageur, français également, qui me confiait, sur la Côte d’Azur, qu’il était difficile, voire impossible, d’atteindre le plus haut niveau quand on vit dans un pays qui célèbre le bon vin et la bonne chair… Une vie normale, quoi! Les sportifs de pointe ont beau gagner des sommes absolument délirantes, dans certains cas, ils sont soumis à un stress qui est loin d’être un modèle de vie saine. Comment, pensez-vous, se sent un botteur, qui rate un botté facile qui coûte un championnat à son équipe ? Un joueur de hockey qui marque dans son propre filet lors d’un septième match de la coupe Stanley ? Etc. etc. On oublie les millions à ce moment et on doit mal dormir, comme doit le faire un athlète dans une simple léthargie. Car il faut toujours produire, livrer la marchandise. Avec tout le stress qui vient avec. Et on n’a pas encore parlé des problèmes physiques qui laissent des séquelles sur la santé et la qualité de vie. Jouer un match de football par semaine est-il trop pour le cerveau? Des chercheurs se penchent sur la question. De nombreux sports, à commencer par la boxe, entraînent des commotions cérébrales souvent à répétition. Les marathoniens ont souvent des problèmes de genoux, etc. Encore une fois, il ne s’agit pas de décommander la pratique sportive. Mais, pour le pratiquant ordinaire, souvent trop c’est comme pas assez, et pour le professionnel, il faut être conscient qu’il y a aussi bien du négatif.


Faites comme de milliers de personnes devenez membres Facebook dans : LES SNOWBIRDS DU QUÉBEC EN FLORIDE Cliquez sur notre groupe au : https://www.facebook.com/groups/Snowbirds.Floride

Pour ne rien manquer sur l’actualité d’ici et de l’autre bout du monde consultez le JOURNAL DE FLORIDE cliquez sur : https://journaldefloride.com/