Par Michel Séguin
Après les vagues de chaleur marine qui ont dévasté les récifs coralliens au large de la Floride, les scientifiques étudient actuellement les moyens de renforcer les coraux face à l’augmentation des températures des océans. À la suite d’une vague de chaleur marine record l’été dernier, les récifs coralliens emblématiques de Floride ont subi un blanchiment et un dépérissement massifs. Selon une estimation du Florida Fish and Wildlife Research Institute, 60 % des récifs coralliens surveillés ont blanchi à la suite du stress, signe que le corail pourrait potentiellement mourir si le stress se prolongeait. Pour éviter l’éradication des récifs en Floride, une équipe étude diverses méthodes pour aider ces créatures marines vulnérables à renforcer leur nombre. L’une de ces méthodes consiste à soumettre les coraux à des gymnases. Dans ces bassins, les coraux sont entraînés à résister aux températures élevées et à l’acidité de l’eau de mer dans les vagues. On y injecte également de l’azote et du phosphore, des polluants chimiques le plus souvent associés au ruissellement des engrais et susceptibles d’aggraver le blanchiment des coraux.
Une autre méthode envisagée par l’équipe consiste à cibler la reproduction des coraux afin de stimuler leur population. Il s’agit notamment de recourir à la fécondation in vitro pour accélérer la croissance des larves et de leur administrer des piqûres de rappel pour éviter qu’elles ne meurent après avoir subi un blanchissement. Depuis des années, les scientifiques cherchent des moyens de rendre les coraux résistants à la chaleur, car le changement climatique entraîne une augmentation des vagues de chaleur marine et les récifs coralliens sains continuent de décliner. En 2020, on a rapporté qu’une équipe de chercheurs avait essayé de modifier les algues qui vivent sur les coraux pour les rendre plus résistantes à la chaleur, ce qui réduirait les risques de blanchiment. Les chercheurs procèdent également à l’élevage de coraux sur la terre ferme afin d’éviter de nouvelles disparitions et de déterminer quelles espèces sont les plus susceptibles de survivre au changement climatique induit par l’homme.

