
Par Michel Séguin : Giorgio Dominique Mucelli a reconnu auprès des enquêteurs avoir voté alors que cela était contraire à la loi, selon les autorités, mais a déclaré qu’il estimait que c’était la bonne chose à faire contre les républicains. Le procureur général de la Floride, James Uthmeier, a déclaré que les autorités avaient identifié M. Mucelli comme n’étant pas citoyen américain grâce à la base de données fédérale SAVE, que l’administration Trump incite les États à utiliser pour passer au crible leurs listes électorales à la recherche de noms de personnes non admissibles. Monsieur Mucelli à trouver le moyen de s’inscrire et de voter sachant en toute connaissance de cause alors qu’il n’était pas admissible et mentant à ce sujet lorsqu’il a été confronté aux faits et a porté atteinte à l’intégrité des élections qui se veulent sans faille remettant en cause la légitimité des fondements même de la démocratie en remettant en question les soupçons de fraudes électorales de 2020.
Selon l’acte d’accusation porté contre lui, M. Mucelli, âgé de 66 ans, a déposé sa demande d’inscription en prétendant être citoyen américain. M. Mucelli fait face à un chef d’accusation pour vote par un non-citoyen et à un autre pour fausse déclaration. Ce dernier est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à 10 ans de prison car ces deux infractions constituent des crimes en Floride. Le procureur général a salué l’utilisation de la base de données fédérale, le « Systematic Alien Verification for Entitlements » (SAVE) du ministère de la Sécurité intérieure. Le mois dernier, un juge fédéral a statué que l’administration Trump enfreignait la loi en autorisant l’utilisation de ce système pour vérifier l’admissibilité des électeurs.

