• Publicite pour Securiglobepublicite pour Neuroplex
  • publicite pour la Desjardins Bankpublicite pour la clinique stat

En Allemagne, des élèves reprennent le chemin de l'école malgré la crainte d'une 3e vague
Source: , | February 22nd, 2021

Ecoles primaires et garderies ont rouvert lundi, après deux mois de fermeture, dans une grande partie de l'Allemagne malgré la crainte d'une troisième vague épidémique provoquée par la diffusion du variant britannique.

Les enfants ont repris lundi matin le chemin de la garderie ou de l'école primaire dans 10 des 16 Etats-régions allemands. Deux autres Länder, la Basse-Saxe et la Saxe, avaient ouvert la marche la semaine dernière.

"Il est bon que de nombreuses écoles en Allemagne reprennent progressivement l'enseignement en face à face", a estimé la ministre de l'Education, Anja Karliczek, auprès de l'agence DPA. "Les enfants, surtout les plus jeunes, ont besoin les uns des autres".

La chancelière Angela Merkel a elle-même admis que le désir d'assouplissement des restrictions était élevé en Allemagne, ce qu’elle a dit comprendre, selon des propos tenus lundi dans le huis clos d'une réunion des dirigeants du parti chrétien-démocrate (CDU) et rapportés par un participant à l'AFP.

Enseignants vaccinés

Les cours, interrompus en présentiel depuis la mi-décembre, reprennent toutefois dans des conditions sanitaires drastiques, avec des classes de primaire alternant en demi-groupes ou des effectifs fixes qui ne pourront croiser les autres élèves.

Le gouvernement prévoit en outre d'accélérer la vaccination des enseignants et éducateurs contre le Covid-19. Des annonces en ce sens pourraient être faites lundi, malgré les réserves de la Commission allemande de la vaccination (STIKO), qui veut continuer à privilégier les patients les plus vulnérables.

Des tests gratuits et des auto-tests à un euro sont aussi attendus dès le 1er mars, une promesse du ministre de la Santé, Jens Spahn, que l'opposition mais aussi les associations des médecins ou de pharmaciens jugent difficile à tenir.

Malgré des restrictions drastiques régulièrement prolongées depuis deux mois, l'Allemagne a toutes les peines, du fait notamment de la diffusion du variant britannique, à endiguer la pandémie, qui a fait près de 68.000 morts.

Le taux d'incidence sur sept jours s’élevait ainsi lundi à 61 (contre 60,2 dimanche), loin du plafond de 35 en deçà duquel des assouplissements peuvent être introduits.

L'Allemagne est ainsi "au début d'une troisième vague" de contamination, prévient Karl Lauterbach, expert des questions de santé au sein du parti social-démocrate. 

"La mutation vient malheureusement détruire en ce moment notre bonne évolution", abonde le bras droit d'Angela Merkel à la chancellerie, Helge Braun.

L'Allemagne, qui a déjà introduit des contrôles drastiques à ses frontières avec le Tyrol autrichien et la République tchèque, où les taux de variants sont élevés, va discuter dans la semaine avec Paris de la situation en Moselle, département français limitrophe touché lui aussi de plein fouet par la pandémie.

Maire perquisitionné

Le ministre de la Santé a dans ce contexte douché les espoirs de ceux qui espéraient des assouplissements. Gouvernement et présidents de région se retrouveront le 3 mars pour en débattre.

"Tout le monde veut un plan de trois et six mois, mais ce n'est pas possible pour l'instant. Je pense qu'il ne faut pas faire de fausses promesses", a prévenu M. Spahn sur ARD, évoquant même un abaissement à 10 du plafond d'incidence permettant d'assouplir les restrictions.

La chancelière a toutefois promis que des scénarios d'assouplissement allaient être élaborés par un groupe de travail gouvernemental dans les domaines des contacts personnels, des écoles et garderies, ainsi que pour les lieux culturels, sportifs et la restauration.

Dans ce contexte, la campagne de vaccination revêt une importance cruciale. Plus de 3,3 millions de personnes avaient reçu lundi au moins une dose de vaccin.

Parmi elles figureraient le maire (sans étiquette) de Halle (Saxe-Anhalt), Bernd Wigand, 65 ans, et plusieurs de ses proches, qui ne comptent pourtant pas parmi les patients prioritaires. L'édile a été visé lundi par une perquisition de la police qui enquête sur ce présumé abus.

mat/smk/sg