
Par Michel Séguin : Mark Carney a récemment été qualifié d’homme de peu de mots particulièrement devant les frasques continuelles de Donald Trump. De la même couleur que les cheveux que son homologue, Mark Carney rit jaune pendant chaque rencontre en regardant tout simplement la mouche tournée autour de lui sans sortir la langue pour l’attraper au bond. Peu de mots, quelques sourires et une serrée de mains devant les médias américains et canadiens qui attendent toujours de voir le fameux point culminant de la rencontre Carney-Trump qui pourrait enfin faire gagner des points au Canada évitant constamment que tout tourne à l’humiliation devant l’opinion publique canadienne face aux rencontres avec le président des États-Unis. Pour certains le message est clair, Mark Carney nous dit, sans trop nous le dire, qu’il ne peut rien faire devant les États-Unis, face à Trump. Qu’il est battu avant même d’entreprendre quoi que ce soit face à son homologue. Comme si le stratège était tout simplement de consentir sans riposte à ce que Trump revendique, c’est-à-dire se soumettre à ses demandes. Mais Mark Carney n’a-t-il nul choix que d’agir avec modération évitant toute position de force avec Donald Trump ? À ce sujet, disons que nous risquons longtemps de pivoter autour de la question lorsque viendra le temps de la reposer à Mark Carney. Je parie qu’il ne le sait même pas lui-même. En somme, il suit la vague sans donner de coups de rame. Mark Carney n’a plus de mots restant impassible devant Donald Trump ! Mais sans vouloir entrer dans les détails, qui est donc ce Mark Carney ? Celui que les Canadiens ont préféré à Poilievre sans vraiment le connaître.
Un technocrate et économiste de réputation pour lequel des premiers ministres canadiens demandaient conseil sur certains mécanismes de gestion économique avant que lui-même devienne premier ministre du Canada. Pour le reste, on attend toujours d’en savoir davantage dans les prochains 4 ans sur l’homme tentant de nous satisfaire ou risquant de nous décevoir. Une chose est sure, on remarque que depuis le début de son mandat Mark Carney évite les positions fermes et les longs discours évitant de démontrer des traits communs qui risquent de ressembler à son prédécesseur donnant l’impression d’être, malgré lui, hypothéquée par les actions radicales de l’époque Trudeau qui peine à s’effacer dans le cœur de plusieurs Canadiens mêmes ceux et celles qui ont voté Libéral lors de la dernière élection. Un Carney s’illustrant comme l’homme du renouveau composé quasiment de la même équipe de députés et de ministres en place marquée par des événements auxquels certains électeurs refusent d’apaiser leur déconvenue envers certains membres du parti qui composaient l’équipe Trudeau. Donnant à tout moment au Parti Conservateur, en cas de mauvaises décisions ou de scandale à la Libéral, la chance de renverser en moins de rien le parti au pouvoir. C’est d’ailleurs ce que souhaite le Parti Conservateur après sa défaite crève-cœur et tout récemment à la venue de Pierre Poilievre à la Chambre des Communes qui a mal accepté sa dernière défaite. Qui lui et son parti menaient par 25 points d’avance dans les sondages.











