
Par Michel Séguin : D’ici 2040, le nombre de personnes diagnostiquées ou décédées chaque année d’un cancer primaire du foie pourrait augmenter de plus de 55 %, révèle l’étude. Le cancer du foie représente une énorme charge de morbidité dans le monde chaque année. Il est aussi largement évitable si les efforts de lutte sont priorisés. Les principaux facteurs de risque sont le virus de l’hépatite B, le virus de l’hépatite C, la consommation d’alcool, l’excès de poids corporel et les conditions métaboliques, notamment le diabète de type 2. Des maladies auxquels les Canadiens et les Québécois sont de plus en plus en mal autant en augmentation chez les femmes que chez les hommes. Les chercheurs ont extrait les données sur les cas de cancer primaire du foie et les décès de la base de données du Centre international de recherche sur le cancer, qui produit des estimations de l’incidence du cancer et de la mortalité pour 36 types de cancer dans 185 pays du monde. L’évolution prévue du nombre de cas de cancer ou de décès d’ici 2040 a été estimée à l’aide des projections démographiques produites par les Nations unies.
Les résultats ont montré qu’en 2020, on estime que 905 700 personnes ont été diagnostiquées avec un cancer du foie et que 830 200 sont décédées de ce cancer dans le monde. Selon ces données, le cancer du foie figure désormais parmi les trois principales causes de décès par cancer dans 46 pays et parmi les cinq principales causes de décès par cancer dans près de 100 pays, dont plusieurs pays à revenu élevé. Les auteurs appellent les responsables de la santé publique à se préparer à l’augmentation prévue de la demande de ressources pour gérer les soins des patients atteints de cancer du foie tout au long de la trajectoire du cancer, y compris l’amélioration de l’accès aux soins palliatifs en raison du nombre croissant prévu de patients atteints de cancer du foie, et à renforcer les mesures actuelles de prévention du cancer du foie telles que la vaccination, le dépistage et le traitement du virus de l’hépatite B ; le dépistage et le traitement de l’infection par le virus de l’hépatite C à l’échelle de la population ; la réduction de la consommation d’alcool de la population ; et la limitation de l’augmentation de la prévalence du diabète et de l’obésité.

