
Par Richard Johnson : Aujourd’hui, plus de 50 000 personnes, réparties dans différents pays, ont choisi de se faire insérer chirurgicalement une puce sous-cutanée entre le pouce et l’index, leur servant de nouvelle clé magnétique ou de carte de crédit. On parle d’un circuit intégré de la taille d’un grain de riz sur lequel on peut stocker un grand nombre d’informations telles que des dossiers de santé, des profils de médias sociaux, des informations financières, et plus encore. Selon une enquête menée en 2021 auprès des consommateurs au Royaume-Uni par Propeller Insights sur les tendances des paiements numériques en Europe, 51 % des quelque 2 000 personnes interrogées ont déclaré qu’elles envisageraient de se faire implanter une puce pour payer les services. Cette technologie est particulièrement populaire en Suède où 75% de la population n’utilise jamais l’argent liquide. Plus de 4 000 Suédois utilisent déjà une puce implantée dans la main pour l’accès à la salle de sport, les billets de transport public et pour stocker les informations de contact d’urgence. La technologie offre une mobilité accrue aux personnes souffrant de problèmes de santé physiquement limitants, tels que la polyarthrite rhumatoïde, la sclérose en plaques et la maladie du motoneurone.
Par exemple, une personne en fauteuil roulant mobile peut s’approcher d’une porte et le lecteur déverrouillera la porte, etc. Cette technologie est géniale pour les malvoyants. La puce, dans leur main, déclenche des signaux sonores qui les aident à se guider dans la maison ou un édifice. Malgré ces avantages, le Bulletin of the Atomic Scientists affirme que les principaux défis des implants de puces sont la sécurité, la sûreté et la confidentialité. Un pirate pourrait écouter la communication de l’appareil, corrompre les données ou intercepter les attaques. Ces puces pourraient être piratées, même si elles sont intégrées sous la peau. Les droits de l’homme pourraient aussi être menacés si le corps devenait une sorte de “code-barres humain”. Les implants piratés pourraient révéler des informations personnelles sur votre santé et même des données sur votre localisation, la fréquence à laquelle vous travaillez, la durée de votre travail, si vous faites des pauses toilettes et des choses comme ça. À ce jour, au moins 10 États, aux États-Unis, ont adopté des lois interdisant aux employeurs d’exiger que leurs employés reçoivent des implants de micropuce humaine. Magazine Carrefour Floride : https://www.carrefourfloride.com/

