cliquez ici pour fermer

Dans 2000 ans, les pyramides seront encore là, mais que restera-t-il de nous?

Par Richard Johnson : On ne pense pas à ça, mais dans 2000 ans, à l’exception des enceintes de nos centrales nucléaires, il ne restera presque rien de nos constructions actuelles peut-on lire dans Sciences et Avenir. En revanche, il y aura encore des traces de celles d’hier, les pyramides par exemple. Chez les Égyptiens ou les Mésopotamiens, les ouvrages étaient très massifs, gigantesques, et c’est pour cela qu’ils résistent au temps. Mais que reste-t-il des villes de ces époques? Rien. Dans 2000 ans, il ne restera plus rien de nos édifices parce que nous les construisons avec une date de péremption. Nos grands ouvrages d’art tels les ponts et les grands édifices, sont conçus pour durer environ 150 ans. Aujourd’hui, lorsqu’un bâtiment est construit, il doit respecter des règlements qui prévoient sa durée de vie. Pour les grands ouvrages, elle est de 120 ans environ. Les immeubles d’habitation, qui ont été construits il y a 50 ans, étaient conçus pour durer une cinquantaine d’années. Mais oui, regardons autour de nous, après 50 ans, l’entretien coûte de plus en plus cher, et on commence à penser à démolir. C’est ce qui se passe dans nos villes. On construit, on entretient, on répare, on démolit, et on reconstruit. Combien d’immeubles ont plus de 150 – 200 ans dans nos villes?

Cette durée de vie limitée est liée à la sécurité. La construction d’un ouvrage se fait selon trois types de fonctions. Il y a une fonction mécanique. Quand un pont faiblit et qu’il ne peut plus jouer son rôle qui est de supporter des véhicules, on le démolit et on le reconstruit. La fonction de confinement. Exemple des enceintes dans le nucléaire. La durée de vie de ces constructions est dictée par le moment où la première fissure laisserait échapper son contenu. La fonction esthétique. On n’aime plus. On ne veut plus payer. On laisse aller.  Quand on construit, c’est pour une fonction. Et la durée de vie d’un ouvrage, c’est la durée pendant laquelle il pourra remplir cette fonction. Les dispositifs pour stocker les déchets nucléaires doivent être pensés pour durer des millions d’années. Rien à voir avec l’architecte qui essaye de faire un bâtiment le plus fin, le plus élancé, le plus élégant possible, même s’il sait que son œuvre n’ira pas au-delà de 100 ans. Dans le nucléaire, on construit en dur de dur. Et c’est ce qui restera. Que restera-t-il, dans 100-150 ans de tous ces édifices sur le front de mer dans le monde entier?

Source magazine Carrefour Floride www.carrefourfloride.com


Faites comme de milliers de personnes devenez membres Facebook dans : LES SNOWBIRDS DU QUÉBEC EN FLORIDE Cliquez sur notre groupe au : https://www.facebook.com/groups/Snowbirds.Floride

Pour ne rien manquer sur l’actualité d’ici et de l’autre bout du monde consultez le JOURNAL DE FLORIDE cliquez sur : https://journaldefloride.com/