Par Michel Séguin : Sur les plages de Floride et Caraïbes, les algues brunes sont généralement sans danger pour la baignade, mais elles peuvent donner à l’eau une couleur brune peu engageante et être inconfortables lorsqu’elles griffent la peau. Au large de l’Atlantique central, près du point de rencontre entre la mer des Caraïbes et l’océan, les scientifiques mettent en garde contre une accumulation record d’algues brunes qui vaguent dans l’océan dont le parcours est guidé par les caprices des vents, des courants et des tempêtes. Les scientifiques de l’université de Floride du Sud ont déclaré cette semaine que les quelque 5 millions de tonnes de faunes pélagiques épineuses mesurées en décembre dépassent de loin le million de tonnes enregistré l’année précédente à la même époque et l’ampleur de cette croissance est notable représentant un record historique selon les chercheurs de « University of South Florida » dans une prévision sur la prolifération des sargasses datant du 4 janvier.
Il s’agit d’un message similaire à celui annoncé l’année dernière, lorsque la grande ceinture d’algues brunes de l’Atlantique a atteint des proportions record au cours des premiers mois de 2023, avec une couverture mondiale des côtes de la Floride. Ce qu’il faut savoir, c’est que les algues brunes sont une nourriture pour les petits poissons, les oiseaux migrateurs affamés et les tortues marines en train d’éclore qui cherchent un abri dans l’eau salée. Mais en quantités massives, elles étouffent la vie dans les canaux, obstruent les hélices des bateaux et sont un véritable fléau pour les plages de Floride s’entassant sur plusieurs pieds de profondeur comme une tourbière en décomposition et dégageant du sulfure d’hydrogène en se décomposant.

