
Par Michel Séguin : La proposition de la Floride de réduire les dépenses pharmaceutiques de l’État par l’importation à l’étranger de pilules et d’autres médicaments coûteux s’est heurtée à de sérieuses difficultés, notamment les efforts des autorités canadiennes pour prévenir les pénuries de médicaments dans leur propre pays. L’efficacité de cette approche novatrice pour faire face à la flambée des prix des médicaments aux États-Unis dépendra de la capacité à surmonter ces difficultés. Le gouvernement canadien a publiquement exprimé ses préoccupations concernant le plan de la Floride après que la Food and Drug Administration (FDA) américaine a annoncé que l’État avait franchi un obstacle administratif dans ses efforts d’importation. Le ministre canadien de la santé, Mark Holland, a publié une déclaration faisant état de ses entretiens avec son homologue américain, Xavier Becerra, secrétaire d’État à la santé et aux services sociaux.
Le Canada ne permettra pas à la Floride de puiser dans ses réserves nationales de médicaments au point de provoquer des pénuries dans le pays tenant à assurer les Canadiens et les Québécois qu’ils continueront à avoir accès aux médicaments dont ils ont besoin quand ils en ont besoin. Le Canada a mis en place des réglementations strictes pour protéger l’approvisionnement dans le pays comprenant des obstacles importants, notamment la réticence des fabricants de médicaments à augmenter leurs livraisons à partir du Canada. Sachant que les consommateurs des deux pays peuvent penser à tort que la FDA a ouvert une large voie pour que les consommateurs puissent se faire expédier des médicaments du Canada, alors qu’en fait l’agence examine encore un plan pour des expéditions limitées de certains médicaments.

