
Si Kamala Harris est californienne de naissance, mais c’est à Montréal qu’elle a passé son adolescence. Ses anciens camarades de classe québécois se souviennent d’une élève souriante et extravertie, malgré son mal du pays, qui avait la danse comme passe-temps favori. La vice-présidente américaine et aujourd’hui candidate démocrate à l’élection présidentielle découvre la métropole québécoise et ses hivers rigoureux en 1976, à l’âge de 12 ans. Celle qui est devenue en janvier 2021 la première femme, la première Afro-Américaine et la première personne d’origine asiatique à accéder à la vice-présidence des États-Unis parle peu de ses années au Québec, et sa biographie sur le site de la Maison Blanche n’en fait même pas mention.
Même si elle ne parle pas français, elle fréquente à son arrivée une école francophone pour ensuite étudier dans un établissement scolaire bilingue à vocation artistique et musicale. Elle intégrera finalement la Westmount High School, un lycée public anglophone où elle obtiendra son diplôme en 1981. À l’époque, le climat social est tendu entre anglophones et francophones au Québec et en quête d’affirmation identitaire. Au Québec, Kamala Harris a “le mal du pays” et ressent “constamment” le désir de rentrer chez elle aux État-Unis dit-elle dans ses mémoires. Une fois ses études terminées, elle retrouve son pays natal, où elle fréquentera dès 1982 la Howard University à Washington, surnommée la Harvard noire. AFP

