
Par Michel Séguin : La Floride a construit 77 000 nouveaux logements dans des zones à haut risque depuis 2019 pour la plupart à moitié vide ou à moitié plein à votre choix. Oubliant les dommages causés par les ouragans augmentant à mesure que les tempêtes deviennent plus violentes. Actuellement la Floride accueille beaucoup plus de gens des Caraïbes et de l’Amérique du Sud que des Américains du Nord et du centre et des autres continents venant d’ailleurs. La Floride deviendra d’ici 30 ans un état plus hispanophone qu’anglophone et les chiffres le prouvent. Une semaine après l’arrivée de l’ouragan Milton en Floride, les travaux de nettoyage sont en cours, tout comme les nouvelles constructions. De nouvelles données montrent que des dizaines de milliers de nouvelles propriétés ont été construites dans des zones inondables à haut risque, malgré le risque croissant d’ouragans. Essayez de comprendre ? Car ici en Floride on se concentre davantage à lire la bible que le National Géographique ou les autres lectures concernant la science pour tirer ses opinons sur ce que sera demain.
Pour la plupart ici en Floride le changement climatique reste encore un mythe, une réalité suspecte à laquelle on doute étant à priori fondée sur des hypothèses Le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, a déclaré que les ouragans n’affaibliraient pas la demande de logements sur la côte du golfe de Floride, car il y aura toujours une demande pour vivre dans des endroits magnifiques. Mais oubliant de dire dans des zones inondables. Quel paradoxe ! Plus de 16 millions de personnes en Floride vivent actuellement dans des comtés côtiers et ce nombre continue d’augmenter malgré les risques d’ouragans et d’inondations. À l’échelle nationale, près de 300 000 nouvelles propriétés ont été construites dans des zones inondables à haut risque entre 2019 et 2022, un chiffre qui a inquiété les experts en risques de catastrophe qui affirment que dans de nombreux États il suffirait d’un seul ouragan de bonne taille pour briser l’ensemble du système d’assurance. L’Agence fédérale de gestion des urgences s’est récemment penchée sur ce que l’on appelle les propriétés sinistrées graves et répétitives, une désignation qui couvre les maisons qui ont été gravement inondées plus d’une fois.

