
Par Marie Claude Laforêt : Les criminels québécois, notamment les membres de la mafia montréalaise et de divers gangs de rue, ont toujours été attirés par la Floride principalement en raison de sa situation géographique stratégique, qui facilite le trafic transfrontalier de drogue et d’armes. L’économie souterraine florissante de la région et son statut de refuge historique pour les gangsters canadiens fuyant les pressions des forces de l’ordre dans leur pays constituent d’autres attraits majeurs. Comparativement à d’autres États américains entre autres du nord comme le Montana, les Dakotas, Vermont et l’Utah, pour ne nommer que ceux-ci, la Floride attire les étrangers criminels de toute sorte venant de l’Amérique du Sud, des Caraïbes et du Canada…et également et aussi du Québec qui en font une matière intéressante pour les différentes téléséries et films à la Miami Vice… Avec des clichés sur des groupes issus de cultures de banditismes venant du sud et du nord brulant les projecteurs de malfaisants d’où personne ne peut douter de cette réalité ciblant certaines nationalités plus que d’autres. Ces derniers en donnant plein les bras aux forces de l’ordre de Floride et des États-Unis. Croyant que les bandits aiment mieux faire leur mauvais coup au chaud tout en faisant la belle vie à l’idée de compenser au jour où ils seraient possiblement mis sous les verrous pour de nombreuses années.
Ainsi, il n’est pas étonnant d’affirmer que le sud de la Floride sert de plaque tournante et de principal point d’entrée pour les stupéfiants (tels que la cocaïne) en provenance d’Amérique du Sud. C’est d’ailleurs ce que les journalistes et les personnes chargées à mener à bien les enquêtes criminelles affirment. Les groupes criminels organisés basés au Québec ont, depuis longtemps, cherché à mettre en place des réseaux en Floride pour s’approvisionner en drogue, puis la faire passer clandestinement vers le nord, au Canada et dans d’autres régions des États-Unis. Tous dans la mire des enquêteurs américains qui un jour devront payer de leurs actes devant à la justice. On peut citer également l’essor du marché immobilier en Floride et la relative souplesse de sa réglementation en matière d’investissement offrant des opportunités lucratives en dollars américains croyant pour certains qu’il serait plus facile de faire du blanchiment d’argent et de légitimer facilement d’importantes sommes illicites en Floride devenant de plus en plus difficile de passer sous le radar surtout provenant d’activités criminelles au Canada. Montréal a depuis longtemps pour habitude d’essayer d’exporter ses criminels vers l’État ensoleillé, une pratique qui remonte aux années 1970 et 1980 devenant presque impossible à faire maintenant avec toutes les informations possibles d’obtenir sur quiconque d’un côté comme de l’autre de la frontière.

