
Une femme de la Floride, qui avait reçu 750 000 $ d’un fonds destiné aux victimes d’abus sexuels commis par Jeffrey Epstein, a plaidé coupable d’avoir falsifié les documents qu’elle avait utilisés pour présenter sa demande d’indemnisation à laquelle elle n’a jamais été abusée par ce dernier. Jennifer Percival, une chercheuse qui a écrit des livres sur l’autisme, a plaidé coupable devant un tribunal fédéral américain, le jour même où elle a été inculpée dans cette affaire. Une transcription de l’audience a été versée au dossier du tribunal. Au cours de sa brève comparution, Mme Percival n’a pas évoqué M. Epstein et les procureurs n’ont pas précisé s’ils avaient déterminé si elle faisait ou non partie de ses victimes. Mme Percival, âgée de 46 ans, a déclaré avoir présenté une demande fin 2020 auprès d’un fonds créé par la succession d’Epstein pour indemniser ses victimes après que celui-ci se fut donné la mort alors qu’il attendait son procès pour des accusations de trafic sexuel. Ce fonds a toutefois décidé qu’elle n’était pas admissible à une indemnité. Puis, en 2024, elle a présenté une demande pour obtenir une part d’un nouveau fonds créé par JPMorgan Chase, qui avait accepté de verser 290 millions de dollars aux victimes d’Epstein afin de régler des poursuites judiciaires selon lesquelles la banque aurait dû mettre fin à sa relation d’affaires avec lui après qu’il eut été publiquement accusé d’être un agresseur sexuel en série de jeunes filles mineures. À l’appui de cette demande, elle a faussement affirmé que le fonds de la succession d’Epstein l’avait jugée admissible à une indemnisation et lui avait versé 500 000 $. Elle a fourni une copie de sa lettre de refus, mais l’a modifiée pour donner l’impression que sa demande avait été approuvée.
Le but de ces agissements était d’obtenir selon elle de l’argent. Le fonds d’indemnisation de la banque lui a versé 750 000 $ par virement en 2024 sur la base de ses fausses déclarations, mais à un moment donné, le FBI a ouvert une enquête sur elle et sur d’autre victimes. Lorsqu’elle a été confrontée par des agents à la fin de 2025 à la lettre de refus authentique et exacte du fonds Epstein, elle a faussement affirmé qu’elle avait interjeté appel avec succès et qu’elle avait finalement été jugée admissible. Elle a ensuite remis à son propre avocat de l’époque des courriels modifiés et fabriqués de toutes pièces, qui ont été présentés à un procureur fédéral dans le cadre d’une demande d’entente de poursuite différée. Madame Percival est directrice du Centre pour l’autisme et les troubles connexes de l’Université Florida Atlantic et réside à Boca Raton. Ni les dossiers judiciaires ni les déclarations faites en audience publique n’expliquent clairement pourquoi Mme Percival affirmait avoir droit à une partie de l’indemnité versée par M. Epstein. Selon les lignes directrices fédérales en matière de détermination de la peine, elle devrait purger une peine de trois à quatre ans derrière les barreaux, conformément à l’entente de plaidoyer qu’elle a signée avec les procureurs, bien qu’un juge ne soit pas tenu de suivre cette recommandation. Elle a été libérée après l’audience en attendant le prononcé de sa peine. Reste à savoir maintenant combien de femmes ont profité de ce fond d’indemnisation sans pour autant avoir été victimes de Jeffrey Epstein. De nombreuses enquêtes sont en cours comprenant des investigations officielles sur d’autres victimes de Jeffrey Epstein ayant reçu des indemnisations. USA POSTS NEWS

