
Par Michel Séguin : Non, un ouragan de catégorie 6 ne figure pas actuellement dans l’échelle officielle, car le Centre national des ouragans n’a pas adopté pour l’instant la modification proposée. L’échelle de Saffir-Simpson pour les ouragans s’arrête toujours à la catégorie 5, qui englobe toute tempête dont les vents soutenus atteignant 157 mi/h ou plus. Mais en réalité, les chercheurs en climatologie proposent d’ajouter une catégorie 6 pour les tempêtes dont les vents soutenus dépassent 192 mi/h, afin de mieux faire comprendre les risques liés au réchauffement climatique. Les organismes météorologiques et les détracteurs soutiennent qu’une nouvelle catégorie n’est pas nécessaire, car le seuil des dommages catastrophiques est déjà atteint à 157 mi/h. Mais qu’arriverait-il si l’ouragan atteignait les 192 mi/h e Floride ? Selon les chercheurs prônant la catégorie 6 à l’échelle Saffir-Simpson, lorsque les vents atteindront ce seuil, les ravages qui en résultent seront absolus dépassant de loin le seuil habituel des dommages catastrophiques de la 5.
En somme presque qu’aucune fenêtre anti-ouragan n’y résiste. Or si la fenêtre vient à bout d’y résister c’est le cadrage qui risque lui de céder et les couvertures de maison s’envoler comme des feuilles de papier. Or comme des vents de 192 mi/h sont d’une puissance et d’une force destructrice bien supérieures, les climatologues ont proposé d’introduire une nouvelle catégorie 6 spécialement destinée aux tempêtes qui franchissent ce seuil. Et selon les chercheurs ça devient de plus en plus possible pour ne pas dire probant avec le changement climatique. Car les compagnies d’assurance habitation se penchent de plus en plus sur ce phénomène pour facturer sa clientèle. Disons qu’en attendant rien comme tel n‘est encore jamais arrivé en Floride, si ce n’est que pour l’instant d’essayer autant que possible de noyer le poisson pour éviter la panique et surtout de nuire aux promoteurs immobiliers. Néanmoins, historiquement, cinq tempêtes survenues au large du Pacifique ont déjà franchi cette barre des 192 mi/h. Notamment le typhon Haiyan (2013) et l’ouragan Patricia (2015), démontrant ainsi la redoutable puissance réelle de ces tempêtes d’une intensité extrême.

