
Par Michel Séguin : Selon le dossier judiciaire la Garde frontalière américaine, une femme a été aperçue en train de traverser à pied la frontière internationale par le chemin de la voie ferrée entre le Québec par les Cantons-de-l’Est vers les États-Unis dans le Maine près de Lowelltown une région isolée et boisée du comté de Franklin où des activités de contrebande ont déjà été signalées. Au même moment, un camion noir a été aperçu se dirigeant vers l’endroit où se trouvait la femme. Peu de temps après, des agents de la Garde frontalière américaine ont intercepté le véhicule et arrêté les deux personnes. Les agents ont identifié le conducteur comme étant John Boniello, âgé de 40 ans, et la passagère comme une Québécoise ayant déjà été, de par le passé, refusée d’entrer aux États-Unis. M. Boniello a admis qu’il s’était rendu de la Floride au Maine pour aller chercher la femme et qu’il savait qu’elle ne pouvait pas entrer légalement aux États-Unis.
La Garde frontalière affirme connaître la plupart des personnes qui fréquentent la région, notamment les propriétaires de campements, les bûcherons québécois et les travailleurs du corridor électrique du NECEC. Selon les documents judiciaires, lors d’interrogatoires ultérieurs, la femme a admis qu’elle savait que ses actes constituaient un crime, tandis que Boniello a reconnu avoir fait le trajet en auto depuis la Floride pour aller chercher la femme après qu’elle eut franchi la frontière, et avoir prévu de la ramener en Floride. M. Boniello risque jusqu’à cinq ans de prison, une amende maximale de 250 000 $ et jusqu’à trois ans de liberté conditionnelle. Sa peine sera prononcée une fois que le Bureau américain de la probation aura achevé la rédaction du rapport d’enquête préalable à la détermination de la peine. Un juge fédéral de district déterminera la peine après avoir pris en compte les lignes directrices américaines en matière de détermination de la peine ainsi que d’autres facteurs prévus par la loi.

