
Ce qui est bon pour le coeur est bon pour le cerveau. Les amoureux le savent depuis toujours, mais voilà que les scientifiques affirment qu’il est important de bouger pour ralentir le déclin cognitif, comme les pertes de mémoire, les difficultés à trouver ses mots, de se rappeler des dates ou poser les mêmes questions plusieurs fois dans la journée. etc. Passé 65 ans, ces manifestations peuvent être le signe d’un trouble cognitif léger. Cette diminution des facultés mentales est sans conséquences sur la vie quotidienne, mais elle peut annoncer la maladie d’Alzheimer. Ouach… Pas de panique, le trouble cognitif léger n’est pas une fatalité. L’activité physique et l’exercice intellectuel sont des armes efficaces pour améliorer la mémoire. Ils devraient même être prescrits par les médecins, selon l’Académie américaine de neurologie.
« L’exercice physique régulier est connu depuis longtemps pour ses bienfaits pour la santé cardiaque, et aujourd’hui nous pouvons affirmer qu’il peut améliorer la mémoire des personnes atteintes de troubles cognitifs légers. Ce qui est bon pour votre cœur peut être bon pour votre cerveau » affirme le célèbre centre de recherche sur la maladie d’Alzheimer de la Mayo Clinic, aux USA. Pas de pilules, mais de l’exercice: marche, course, vélo, natation, etc. On encourage tous les séniors atteints de ce trouble à pratiquer une activité physique à raison de 150 minutes par semaine. Pas question de s’arracher le coeur. Faut y aller mollo. En fait, il faut être capable de tenir une conversation pendant qu’on pratique son exercice préféré.
Les neurologues préconisent également la stimulation intellectuelle. Moins de télévision et plus de lecture, de mots croisés, de calculs, d’apprentissage d’une autre langue, ou d’un instrument de musique. Tout ce qui peut nourrir le cerveau est bénéfique. On souligne aussi l’importance du maintien des liens sociaux. Il ne faut pas trop s’isoler. Il est doublement important de s’agiter car, en ce moment, aucun médicament ne permet de ralentir le trouble cognitif léger. Trop de médicaments n’est jamais bon, et est même dangereux. Un peu moins d’une personne de 65 ans sur dix est affectée par ce trouble neurologique. Mais, à 85 ans, plus d’un tiers des séniors l’ont développé. Et plus de la moitié d’entre eux développeront la maladie d’Alzheimer. Selon l’Organisation mondiale de la santé, plus de 75 millions de personnes seront atteintes de cette démence en 2030. Bougez! Au diable les pilules!
Source : magazine Carrefour Floride cliquez http://www.carrefourfloride.com
Par Richard Johnson

