
Par Michel Séguin : La police chargée de la lutte contre le trafic de stupéfiants a arrêté un fugitif canadien d’origine colombienne vivant en Floride recherché dans les deux pays pour des accusations liées aux armes à feu et au trafic de drogue. M. Jhuman, qui utilisait le pseudonyme de Gillani, faisait l’objet d’une alerte rouge d’Interpol liée à des accusations portées à la fois au Canada et aux États-Unis. À Tampa, en Floride, le bureau du procureur des États-Unis pour le district central de la Floride a rendu publique, le 10 décembre 2025, une mise en accusation visant Jhuman pour complot en vue de faire le trafic d’armes à feu, trafic d’armes à feu et vente d’armes à feu sans permis. Les procureurs ont déclaré que l’homme s’était entendu pour faire passer plus de 100 armes à feu de la Floride vers le Canada en 2023 et 2024 : parmi celles-ci, les autorités en ont récupéré 29 sur des scènes de crime canadiennes, notamment des homicides. Le bureau du procureur américain Gregory W. Kehoe a intenté cette poursuite dans le cadre de l’opération « Take Back America », une initiative du ministère de la Justice visant les organisations criminelles transnationales.
La Police provinciale de l’Ontario avait lancé un mandat de recherche contre Jhuman en avril 2023, affirmant qu’il s’était illégalement soustrait à la justice après avoir enfreint les conditions de sa libération conditionnelle, accordée dans le cadre d’une peine de neuf ans et 11 mois pour trafic de drogue. On savait que Jhuman fréquentait Toronto avant sa disparition. Les autorités colombiennes ont indiqué qu’il était entré au pays à l’aide de faux documents. Monsieur Jhuman devra répondre d’accusations de trafic d’armes à feu. Son arrestation est la 27e d’un fugitif étranger en Colombie depuis le début de l’année 2026 pour des accusations liées au trafic de stupéfiants et d’armes si ce dernier n’avait pas eu de citoyenneté canadienne il n’aurait jamais pu entrer aux États-Unis étant donné que Jhuman avait déjà un casier criminel en Colombie et que le Canada n’a jamais été plus loin lorsqu’il est venu le temps de lui donner sa citoyenneté canadienne considéré comme un pays passoir bien connu du monde criminel de l’Amérique du Sud

