
Par Michel Séguin : Un passager de Delta Air Lines a été expulsé à Miami d’un vol à destination d’Atlanta à l’aéroport international de Miami après avoir refusé de raccrocher son téléphone avant le décollage. Delta a indiqué que les membres d’équipage du vol Delta 1323 avaient demandé à plusieurs reprises au passager de mettre fin à son appel pendant que l’avion roulait sur le tarmac, mais que celui-ci n’avait pas obtempéré et était devenu « perturbateur ». L’avion est retourné à la porte d’embarquement et le passager a été débarqué, selon Delta, qui a présenté ses excuses aux clients pour cet incident et le retard occasionné. La sécurité de leurs clients et de leur équipage passe avant tout, et Delta applique une tolérance zéro envers les comportements perturbateurs probablement une personne élevée comme un enfant roi « un classique ! » La Commission fédérale des communications (FCC) interdit toute utilisation de téléphone portable à bord d’un avion dès que celui-ci a décollé. La FAA (The Federal Aviation Administration) avait auparavant interdit toute utilisation de téléphone portable à bord des vols, mais en 2013, l’agence a assoupli les règles pour permettre aux passagers de lire des livres électroniques, d’écouter de la musique, de jouer à des jeux vidéo, de regarder des films et de travailler pendant le vol, à condition qu’ils mettent leur téléphone en « mode avion », ce qui désactive le service cellulaire pour les appels téléphoniques
Elle a également laissé aux compagnies aériennes le choix d’offrir ou non le Wi-Fi en vol et d’autoriser les connexions Bluetooth. Toutefois sous la pression de l’opinion publique et des législateurs, la FCC a régulièrement envisagé de lever l’interdiction des téléphones portables, mais a finalement décidé de la maintenir. Aucun incident n’a été signalé où un appel téléphonique aurait provoqué le crash d’un avion, mais les experts s’accordent à dire qu’il vaut mieux prévenir que guérir. Les interférences électroniques pourraient potentiellement affecter pratiquement tous les systèmes d’un avion, des communications et du pilote automatique aux systèmes d’alerte et de navigation, en particulier les appareils équipés de composants plus anciens qui ne sont peut-être pas suffisamment blindés. Les avions modernes sont soumis à des tests pour détecter ce genre de problèmes, et des études ont montré que le risque d’interférences électroniques avec l’avionique et d’autres systèmes est très faible (mais pas nul). La question la plus préoccupante est de savoir si ces interférences cellulaires sont suffisantes pour compliquer encore davantage le travail déjà difficile du pilote en perturbant ses casques de communication.

