
Par Richard Johnson : Marchez! Nagez! Bougez! Dansez! Bougez toujours plus! Toutes les études scientifiques sont concluantes : pour vivre plus longtemps et en meilleure santé, il faut bouger. On le sait, l’Alzheimer, une maladie qui fait partie des démences neurodégénératives et on ne peut pas la guérir. Selon les diverses formes de la maladie, son évolution est plus ou moins rapide, mais inéluctable. Voilà pour la mauvaise nouvelle. La bonne, c’est qu’il est probablement possible de retarder l’apparition des symptômes grâce à l’activité physique et, pour les personnes déjà malades, de ralentir le déclin cognitif. Même après 65 ans ! C’est ce que démontrent le Dr Cyrus Raji de l’université de Californie à Los Angeles, et ses collègues des universités de Pittsburgh, Washington et Adélaïde en Australie, dans le Journal of Alzheimer’s Disease.
Ils ont analysé les résultats obtenus par 876 patients de plus de 65 ans, enrôlés dans une vaste étude, la Cardiovascular Health Study, lancée en 1989 auprès de 6 000 patients. Des volontaires âgés de 78 ans en moyenne et qui devaient passer chaque année des tests cognitifs pour vérifier les performances de leur cerveau, mais aussi répondre à des questionnaires sur leur niveau d’activité physique et, surtout, passer des IRM pour évaluer leur quantité de matière grise. Les résultats confirment une meilleure préservation neuronale pour le quart des patients les plus sportifs. Les activités allaient de la marche au tennis, en passant par la natation, le vélo, la danse, le golf ou le jardinage. Un chiffre énorme. Sur une période de cinq années, ceux qui avaient augmenté leur niveau d’activité et vu leur quantité de matière grise s’accroître en conséquence avaient même moins de risque de présenter des troubles de la mémoire ou une maladie d’Alzheimer.
Tous les déclins cognitifs ne sont pas dus à la maladie d’Alzheimer. D’autres causes existent, comme l’âge avancé ou l’hypertension artérielle. Mais l’activité physique peut avoir un effet bénéfique sur le déclin cognitif, même si elle n’agit pas directement sur la maladie d’Alzheimer elle-même, qui continue de progresser. Tout ce qui ralentit l’aggravation apparente des symptômes est bon à prendre incluant une alimentation saine… moins d’alcool, de gras, de sel et de sucre. Plus en amont encore, les neurologues observent que ceux dont la réserve cognitive est la plus importante, grâce à une activité intellectuelle soutenue par exemple, verront se manifester les premiers signes de déclin cognitif bien plus tard, même s’ils n’y échappent pas. Mais il faut se dire que seuls les morts ne vieillissent pas.
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