Par Michel Séguin : Un questionnaire, mis au point par des chercheurs de l’Université de l’État de l’Iowa, aide les personnes à déterminer si elles souffrent de « nomophobie » : la phobie d’être séparé de son téléphone mobile (cellulaire, téléphone intelligent, téléphone portable). Symptôme semblable comme si on deviendrait aveugle momentanément. Alors qu’ils étudiaient les modes d’utilisation des cellulaires, les chercheurs de l’Université de l’État de l’Iowa ont constaté que certaines personnes exprimaient des sentiments de nervosité ou de peur à l’idée d’être sans leur appareil. Leurs recherches ont permis de mettre au point 20 énoncés pour aider à déterminer le degré de nomophobie d’une personne. Pour leur étude les chercheurs ont demandé aux participants d’évaluer leur réponse à chaque énoncé sur une échelle de 1 (en désaccord) à 7 (fortement d’accord). Plus votre score est élevé, plus votre nomophobie est grave. Deux exemples de ces énoncés: «Cela m’ennuierait de ne pas pouvoir utiliser mon cellulaire ou ses capacités quand j’en ai envie» et «Si je ne pouvais pas vérifier mon cellulaire pendant un certain temps, j’aurais le désir de le faire ». À même titre que l’alcoolisme et les autres toxicomanies la nomophobie peut atteindre le système nerveux central de l’humain. Donc comme ces autres substances notre téléphone devient plus qu’un élément pratique auquel on se sert pour communiquer soit pour le travail ou pour rejoindre une personne. En s’éloignant de la notion première d’outil de communication comme elle a été supposément créée avant toute chose, elle devient pour certains un élément greffé en eux faisant partie intégrante d’eux-mêmes.
À même titre que d’avoir besoin de fumer, de boire, de se droguer ou bien d’aller miser au casino cela devient addictif. Sans son téléphone portable à côté de soi les yeux braqués à tout moment, à tout instant, regarder pour regarder on n’est plus nous-mêmes devenant une manie plutôt qu’une habitude occasionnelle devenant pris au piège nous faisant perdre l’espace-temps n’en trouvant pour l’instant aucun mal plutôt qu’un nouveau mode de communication toutefois entrainant de plus de plus de problèmes familiaux surtout auprès des jeunes il va s’en dire ! Ces derniers passant un temps fou là-dessus ne voulant presque plus rien faire d’autres n’ayant nul choix à certains moments que d’intervenir en tant que parents. En somme en termes simples on devient plus proche des personnes qui sont loin de nous et plus loin des personnes qui nous sont proches concentrés à regarder l’arbre éloignant nos regards de la forêt. Mais saviez-vous qu’il existe des programmes de réadaptation conçus pour aider les gens à surmonter leur fixation sur leur téléphone intelligent figurant maintenant dans le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux comparant la dépendance au cellulaire aux autres dépendances comportementales comme être accro au magasinage ou jouer au casino. Sachez que de plus en plus de personnes vont en consultation reconnaissant en eux ce genre de problème cherchant une solution affectant négativement leur vie et ceux de leur proche. Comme avec n’importe quel comportement compulsif, un traitement peut être utile afin de vous remettre sur rail de la nomophobie.

