
Par René Milettte : Comme tout le monde vinicole le clame haut et fort, acheter des grands vins du bordelais ou de la Californie, classés, renommés et soutenus par le marketing est devenu l’apanage des collectionneurs riches et bien nantis. Si on est de la classe moyenne, on peut boire et déguster ces super “stars“ en partageant avec les amis(es) les coûts et les observations. Sinon on regarde passer la parade. On est les observateurs et les victimes d’une concertation bien structurée. Ils font la promotion des riches producteurs sans vraiment s’attarder au contenu de la bouteille. Mais on pourrait diversifier nos achats vers des producteurs moins renommés dont la qualité du vin est souvent supérieure. L’offre serait grande, de qualité et à prix raisonnables. Cependant ces petits producteurs peinent pour se faire valoir à la maison on à l’étranger parce que la promotion coûte cher et les grands crus ont prédominance à cause de leur notoriété.
C’est la loi du plus fort et le nom d’un vin joue un grand rôle lors de l’achat d’un vin par les 45 ans et plus. Victime du marketing ! Ils boivent moins et se procurent des vins “publicisés“. Conséquence : beaucoup de petits viticulteurs de régions peu promues commencent à arracher leurs vignes. On a identifié 1300 viticulteurs aux prises avec la promotion dispendieuse voire hors de prix et en difficultés financières. Évidemment les normes environnementales, les taxes élevées, les coûts de production et la concurrence due aux vins du Nouveau Monde où les vignerons sont moins harcelés ont des effets dévastateurs. Dans une saine économie, il serait correct d’aider ces viticulteurs. Les consommateurs fortunés devraient acheter plus souvent des vins bordelais moins connus car le bon goût d’un vin n’est pas sur l’étiquette mais dans le verre.
Source Magazine Carrefour Floride www.carrefourfloride.com

