
C’est une des mesures du Plan d’économie verte (PEV) qui sera présenté par le gouvernement, et qui misera massivement sur l’électrification des transports. Une grande partie du budget de 6,5 milliards $ sur cinq ans y sera consacrée. Tous les véhicules neufs à usage personnel sont ciblés : les petites autos, tous comme les VUS et les camionnettes. Les véhicules d’occasion à essence pourront cependant toujours être vendus. Actuellement, moins de 2 % des véhicules sur les routes sont des véhicules électriques ou hybrides rechargeables. Mais le gouvernement croit pouvoir accélérer la tendance en interdisant la vente de véhicules neufs à essence dès 2035 et en établissant des quotas de vente aux concessionnaires pour s’assurer qu’ils soient correctement approvisionnés.
Même si le gouvernement pense atteindre ou s’approcher de la cible de 100 000 véhicules hybrides rechargeables ou électriques sur les routes, d’ici la fin de l’année, il maintiendra un incitatif à l’achat. Le programme Roulez vert prévoit une aide de 8000 $ à l’achat (5000 $ au niveau fédéral) pour ce type de véhicule, mais il pourrait diminuer avec le temps, car il est coûteux (260 millions $ par an). Le déploiement du réseau de bornes de recharge sera de son côté accéléré, notamment pour ce qui est des bornes de recharge rapide. Québec ne sera pas le premier à se doter d’une telle législation, la Suède, le Danemark et l’Islande interdiront la vente des véhicules à essence dès 2030. De leur côté, la France et le Royaume-Uni eux comptent interdire ces ventes dès 2040.cbc

