
Par Richard Johnson : Selon une étude réalisée en 2015 par le US Census Bureau, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, sur l’ensemble de la planète, le nombre de personnes de plus de 65 ans était supérieur à celui des enfants en bas de 5 ans, une tendance particulièrement marquée en Asie et qui avait tendance à s’accentuer. Les gens ont commencé à ne plus faire d’enfants et l’humanité s’achemine à grands pas vers la vieillesse. Les ordinateurs et les robots devront remplacer très rapidement les humains pour produire et donner des services. Dans le monde industrialisé, la chute vertigineuse du nombre des naissances a commencé il y a plusieurs décennies. En Italie, par exemple, le pays à perdu un demi-million d’habitants en cinq ans, sous l’effet combiné de la baisse des naissances et de la hausse des départs à l’étranger, non compensée par l’immigration. Au total, la population de la péninsule s’établissait à 60,24 millions de personnes au 31 décembre 2019, presque 189.000 de moins qu’au début de l’année, rapporte l’organisme statistique national Istat.
La natalité poursuit sa chute continue depuis sept ans. Elle est au plus bas depuis l’unification du pays en 1861, avec 420 170 naissances en 2019, moitié moins qu’il y a 45 ans. En un peu plus de dix ans, le nombre de nouveau-nés a été divisé par quatre. Avec moins de 1,3 enfant par femme, le taux de natalité en Italie est le plus faible d’Europe. Le vieillissement démographique se poursuit, avec 214. 000 décès de plus que les naissances en 2019. La stagnation économique, un marché de l’emploi sclérosé, des salaires bas et des conditions de logement difficiles contribuent à ce phénomène. Plus de 8 % de la population a émigré l’an dernier, tandis que l’immigration diminuait de 8,6 %. La crise du coronavirus ne va rien arranger, au contraire. L’inquiétude pour la santé et l’aggravation des conditions économiques ne vont pas pousser les jeunes Italiens à fonder ou à agrandir leur famille. Un scénario comparable à celui qu’a connu la Grèce, au plus fort de la crise il y a dix ans : son nombre de naissances chutait de 20 % entre 2008 et 2013 quand le taux de chômage augmentait de presque autant.
Source: Magazine Carrefour Floride https://www.carrefourfloride.com/

