
Par Michel Seguin : Les législateurs de Floride examinent une proposition qui autoriserait des taux d’intérêt allant jusqu’à 36 % sur les prêts à la consommation. Les partisans de cette proposition affirment qu’elle faciliterait l’accès aux prêts, tandis que les opposants soutiennent qu’elle nuirait aux personnes démunies. La sous-commission des crédits de l’administration de l’État et de la technologie de la Chambre des représentants a approuvé mercredi par 10 voix contre 3 le projet de loi (HB 1267), qui remplacerait un système prévoyant des taux d’intérêt maximums de 30 %. Une version sénatoriale du projet de loi (SB 580) a commencé à avancer à la fin du mois de mars. Ces deniers déclarant que l’État comptait de nombreux résidents n’ayant pas ce qu’il faut pour emprunter ayant du mal à obtenir des prêts. Ils se tournent alors vers des prêteurs en ligne qui pratiquent des taux bien plus élevés que les sociétés de crédit à la consommation de Floride. L’autorisation d’un taux d’intérêt maximum de 36 % élargirait la base du risque pour les sociétés de financement, ce qui permettrait à un plus grand nombre de personnes de bénéficier de prêts.
Cela revient à faire payer aux gens un loyer pour vivre pour nourrir leurs enfants selon un groupe d’experts de la Chambre des représentants. En vertu de la loi actuelle, la Floride dispose d’un système de taux d’intérêt à trois niveaux pour les prêts à la consommation. Les entreprises peuvent appliquer un taux d’intérêt annuel de 30 % sur les 3 000 premiers dollars de capital, de 24 % sur les montants compris entre 3 000 et 4 000 dollars et de 18 % sur les montants compris entre 4 000 et 25 000 dollars. Le projet de loi fixe un taux d’intérêt annuel maximum général de 36 %. Le projet de loi prévoit également de renforcer la réglementation des sociétés de crédit à la consommation, notamment en exigeant qu’elles soumettent à l’État des rapports annuels détaillant les données relatives aux prêts. Selon plusieurs ce projet de loi ouvrirait les prêts à des personnes qui ne remplissent pas les conditions requises dans le cadre de la structure actuelle et stimulerait la concurrence sur le marché.

