
Par Michel Séguin : Lorsqu’un parti politique en laisse trop passer à seule fin d’obtenir le vote d’une communauté au détriment d’une autre il faut s’entendre à des répercussions au passage comme c’est le cas depuis le 7 octobre avec une hausse de l’antisémitisme probante au Canada particulièrement orchestrée en partie par une communauté religieuse. Alors pourquoi le Canada n’intervient pas afin d’apaiser ce qui pourrait dégénérer ? Lorsqu’on se souvient qu’il y en a eu trois lois martiales envers les Québécois celle 1837-1838 (Rébellions des Patriotes) en 1918 (Crise de la conscription) et en 1970 (Crise d’Octobre) : avec une loi sur les mesures de guerre et pour tout dire ce qui se passe en Palestine doit se régler en Palestine pas au Canada et ni au Québec mettant de la pression sur la communauté judaïque canadienne qui eux actuellement en payent le prix. Parmi les incidents antisémites, on peut citer l’intimidation d’élèves juifs à tous les niveaux d’enseignement, le harcèlement lors d’événements juifs, des agressions physiques, des incendies criminels visant des commerces juifs et des fusillades depuis une auto en marche contre des synagogues et tout cela se passe au Canada…
Et tout récemment, une fusillade de masse prévue le jour de Yom Kippour dans une petite synagogue de Belleville, en Ontario, n’a pu être évitée que grâce à la présence d’un agent de police armé, une présence habituelle dans toutes les synagogues et tous les établissements juifs au Canada. Le tireur a trouvé la mort et l’agent a été grièvement blessé. Ma foi qu’est-ce qu’on attend pour bouger du côté du gouvernement canadien? Que certains membres de la communauté judaïque du Canada se sauve peu à peu vers les États-Unis? Or le problème résonne au point qu’une communauté judaïque s’intéresse particulièrement à un programme appelé « Lech L’Tulsa », lancé par la communauté juive de Tulsa, en Oklahoma, dans le but d’attirer des Juifs canadiens dans cette ville. Ce programme prévoit une aide financière pour ceux qui décident de s’y installer. Bien que l’initiative de Tulsa ait suscité un nombre important de demandes de renseignements de la part de Canadiens judaïques, le nombre de familles qui ont réellement franchi le pas jusqu’à présent est assez faible. Toutefois un sondage canadien de 2026 indique qu’un quart des Juifs canadiens prévoient quitter le Canada ou y réfléchissent sérieusement, et rien ne laisse présager que l’antisémitisme dont sont victimes les Juifs canadiens soit en train de s’atténuer. Bien que je ne pense pas qu’on assistera à un exode massif de Juifs quittant le Canada, je crois que le nombre de départs augmentera progressivement.

