
Par Marie Moreau : Le secteur de la restauration du sud de la Floride est confronté à des fermetures massives en raison de la flambée des loyers commerciaux, des baux à long terme, des coûts élevés des denrées alimentaires et de la main-d’œuvre, ainsi que de l’évolution des habitudes de consommation. Parmi les fermetures définitives notables, on peut citer le Hard Rock Café de Bayside, le Blue Collar et le Yardbird Southern Table & Bar. Les restaurateurs ont de plus en plus l’impression de travailler pour le ou les propriétaires du Mall que pour maintenir un certain niveau de profits raisonnables avec ce que cela engendre et demande financièrement à assumer. Que vous soyez contraints de penser à vous relocaliser ailleurs ces types d’emplacements appartiennent en grande partie aux mêmes groupements d’entreprises contrôlant la majorité des espaces commerciaux et par leur fait même le prix de location en pied carré. Pour vous rendre compte après un certain temps que vous travaillez plutôt pour le propriétaire avant de travailler pour vous. Citons que les bailleurs d’immeubles commerciaux augmentent actuellement les loyers et imposent des engagements à long terme de 10 ans ou plus, ce que les petits exploitants ne peuvent se permettre. Les marges bénéficiaires déjà minces sont encore davantage réduites par la hausse des coûts des aliments, de l’essence, de la main-d’œuvre et des fournisseurs. Or rien pour encourager !
Et l’année 2026 a déjà connu son lot de fermetures. Les récentes fermetures de restaurants dans le comté de Broward s’expliquent par des loyers trop élevés dominés par des groupes de géants de l’immobilier commercial qui contrôlent particulièrement le marché des centres commerciaux mettant leurs pénates dans tout ce qu’ils peuvent acquérir avec des investisseurs venant de la planète entière ayant les moyens d’acheter des villes au complet comme les émirs et les autres… Selon les courtiers commerciaux, des centaines de restaurants des comtés de Miami-Dade, de Broward et de Palm Beach risquent de fermer définitivement leurs portes ou sont sur le point de le faire en raison d’une baisse de la clientèle évidente. Ainsi, il serait sage d’éviter de faire de la Floride la future Californie tirant exemple de ses 181 mille sans-abris recensés avec des loyers qui dépassent pour plusieurs les 55 % de leurs revenus mensuels. Non ! On ne s’habitue pas à payer autant pour se loger que ce soit en Californie qu’en Floride ou ailleurs donnant même envie pour certains de coucher dehors… Il faut que la Floride redevienne abordable pour tous autant pour les commerçants que la classe moyenne. Ces derniers comme tous ayant un attachement bienveillant envers leurs restaurants de quartier trouvant cela moche de les voir disparaître auxquels ils étaient tant habitués de fréquenter créant un vide autour d’eux en se disant que sera demain !

