
Les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) sont les médicaments les plus prescrits aux États-Unis. Les Américains dépensent plus de 10 milliards de dollars par an pour ces médicaments, qui comprennent l’oméprazole, le lansoprazole, le rabéprazole et l’ésoméprazole, conçus pour traiter le reflux acide et les infections à helicobacter pylori (H. pylori). Aujourd’hui, alors que ces médicaments sont sur le marché depuis 25 ans dont les 16 dernières années où ils étaient disponibles sans ordonnance certains médecins et chercheurs se demandent si l’utilisation prolongée des IPP n’entraîne pas des effets secondaires à long terme, notamment la possibilité d’un risque accru de cancer. L’estomac digère les aliments grâce à l’acide gastrique, un mélange d’acide chlorhydrique, de chlorure de sodium et de chlorure de potassium. Cette soupe hautement corrosive est produite lorsque les cellules gastriques (cellules G) de l’estomac sécrètent l’hormone gastrine, qui signale aux cellules pariétales de l’estomac de commencer à pomper l’acide. Les IPP arrêtent les pompes à protons dans les cellules pariétales, ce qui stoppe la production d’acide.
Si vous bloquez la production d’acide en utilisant un inhibiteur de la pompe à protons, le corps dit : ‘Je n’ai pas assez d’acide. Produisez-en plus. La réaction de l’organisme est donc que les cellules G produisent davantage de gastrine. Une trop grande quantité de gastrine peut stimuler la croissance de tumeurs gastro-intestinales. Ironiquement, les inhibiteurs de la pompe à protons sont souvent prescrits pour traiter le reflux acide, également appelé maladie du réflexe gastro-œsophagien (RGO), ou les infections à H. pylori, des conditions qui peuvent augmenter le risque de cancers de l’estomac et de l’œsophage. C’est une arme à double tranchant. Alors, un patient qui prend des IPP doit-il arrêter de les prendre ? s’ils modifient leur régime alimentaire et leur mode de vie, par exemple en ne fumant pas, en réduisant leur consommation d’alcool et de caféine, en évitant les aliments épicés et en ne mangeant pas tard le soir. Il est clair que la modification du mode de vie et du régime alimentaire doit être la base de la pyramide permettant de ne plus avoir besoin de tels médicaments. Mais chez certaines personnes où cela ne fonctionne pas ces derniers doivent parler à leur médecin de l’utilisation à long terme des IPP et suivre ses recommandations pour savoir s’il faut continuer à prendre les médicaments ou utiliser une autre intervention.INFO SANTÉ

