

Par Daniel Cadrin : Il ya 60 ans, Marilyn Monroe était en tournage d’un film dont l’histoire se passe en Floride. Mais en réalité, elle tourne les scènes extérieures sur une plage de la Californie. Avant de tourner le film Certains l’aiment chaud, les producteurs ont cherché un hôtel qui ressemble aux majestueux hôtels de style victorien de la Floride, mais en Californie. Le budget ne permettait pas d’aller à l’extérieur de l’état avec toute une équipe et les vedettes : Marilyn Monroe, Jack Lemmon et le nouveau Tony Curtis. En 1929, à Chicago, en pleine prohibition, un corbillard est poursuivi par une voiture de police ; des tirs sont échangés, mais le véhicule funéraire parvient à prendre le large et à livrer son chargement de l’ dans un tripot clandestin. Un peu plus tard la police y fait une descente ; deux des musiciens qui s’y produisent réussissent à échapper à la rafle : Joe (Tony Curtis), saxophoniste, et Jerry (Jack Lemmon), contrebassiste.
Le lendemain, les deux musiciens, qui s’apprêtent à se rendre à leur nouvel engagement, croisent les gangsters et sont témoins d’un affrontement sanglant entre bandes rivales… Deux témoins gênants. Pour échapper aux tueurs de la mafia lancés à leurs trousses, ils se dissimulent, déguisés en femmes, dans un orchestre de jazz féminin qui se rend à Miami, en Floride. Joe prend pour prénom Joséphine et Jerry devient Daphné. Dans le train les deux travestis font la connaissance de Sugar (Marilyn Monroe). Et l’histoire aboutie dans un bel hôtel de la Floride, où on dévoile le talent de ces trois grandes vedettes. Mais en réalité, le tournage se passe au prestigieux Del Coronado Hotel. Ce dernier est une réplique exacte d’un hôtel victorien des années 50 dans la région de la Floride.


Deux bonnes raisons de voir ou revoir ce film :
Premièrement il est classé comme la meilleure comédie américaine de tous les temps. Et pour revoir la scène quand Marilyn chante I Wanna be loved by you, elle est moulée dans une robe quasi transparente dessinée. La scène du cabaret fut filmée à la fin du tournage, et Marilyn, alors enceinte, était très pulpeuse et la robe devenait presque indécente ! Le chef opérateur fit son possible pour atténuer ce qui aurait pu être censuré : avec un halo de lumière blanche, il concentre les regards sur le visage de l’actrice ! Mais sa façon de prononcer « Poupoupidou » en regardant le spectateur droit dans les yeux est d’une sensualité quasi pornographique et aucun artifice n’arrivera à l’interdire! Étant que fan fini de Marilyn Monroe, je suis toujours heureux d’aller à Del Coronado pour me retremper dans l’atmosphère des années de prohibition de la Floride.
Source magazine Carrefour Floride cliquez sur www.carrefourfloride.com

