
Par Paul Marois : Le dollar canadien a atteint depuis quelques jours son plus bas niveau depuis cinq semaines face au dollar américain, alors que s’estompaient les espoirs d’une fin rapide de la guerre au Moyen-Orient et que l’indice national de confiance des petites entreprises tombait à son plus bas niveau depuis un an. Le dollar canadien s’échangeait en baisse de 0,2 % à 1,3775 par dollar américain, soit 72,60 cents américains, après avoir atteint son plus bas niveau intra journalier depuis le 13 avril à 1,3800. Inutile de dire que Mark Carney est cloué au sol devant cette situation. Alors pour ceux et celles qui s’attendaient à des miracles de l’homme fort de la finance, ces derniers peuvent toujours continuer à espérer jusqu’à la fin de son mandat, car le problème du Canada ne se passe pas l’extérieur du pays, mais actuellement à l’intérieur même. Un pays qui devra faire certes des coupures prochainement pour s’en sortir en commençant par certains départements de la fonction publique et autres facteurs auxquels l’Opposition pointe du doigt. On peut citer entre autres les gaspillages non justifiables même en temps de vaches grasses. Alors au travail cher gouvernement canadien. Pour l’instant les analystes financiers canadiens incitent sur le fait de rester prudents quant aux risques liés à la paire USD/CAD.
De son côté, le dollar américain a poursuivi sa progression récente face à un panier de devises majeures, tandis que le prix du pétrole s’échangeait en hausse de 2,1 % à 100,32 dollars le baril. Même avec un pétrole en hausse qui devrait être bon pour la monnaie canadienne étant l’un des principaux produits d’exportation du Canada, la Banque du Canada affirme que les retombées positives de la hausse des prix du pétrole actuel sur l’économie sont contrebalancées par une inflation accrue au Canada et plus au Québec. La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante a indiqué que son indice à long terme du Baromètre des affaires, qui repose sur les prévisions à 12 mois concernant les résultats des entreprises, est tombé à 46,3 en mai, contre 58,0 en avril, atteignant ainsi son plus bas niveau depuis mai de l’année dernière. Les chiffres des ventes au détail canadiennes pour le mois de mars, attendus vendredi, pourraient apporter de nouveaux éléments sur l’état de l’économie nationale, qui a été mise à mal par les incertitudes commerciales et le ralentissement du marché immobilier. Les économistes tablent sur une hausse de 0,6 % après une progression de 0,7 % en février. Les rendements des obligations d’État canadiennes ont affiché une évolution contrastée sur l’ensemble de la courbe. Le rendement à 10 ans est resté pratiquement inchangé à 3,589 %, après avoir reculé par rapport à son plus haut niveau en deux ans, atteint mardi à 3,744 %.

