
Par Michel Séguin : De plus en plus de propriétaires de Floride sont frappés par des frais d’évaluation spéciaux exorbitants alors que les gestionnaires d’immeubles s’efforcent de se conformer à une nouvelle loi de l’État. Selon la nouvelle loi de Floride, tous les immeubles de plus de trois étages et âgés d’au moins 30 ans doivent faire l’objet d’une évaluation technique obligatoire avant le 31 décembre 2024. Les associations de propriétaires doivent également constituer des réserves pour financer les réparations. Cette loi a été introduite après la tragédie de Surfside en 2021, au cours de laquelle 98 personnes ont perdu la vie dans l’effondrement d’un immeuble de 12 étages. Bien que peu de propriétaires s’opposent à la nécessité de rendre leurs bâtiments structurellement sains, de nombreux habitants ne savent pas où ils trouveront l’argent nécessaire pour remplir ces nouvelles obligations. Après l’incident de Surfside, le projet de loi 4-D du Sénat a été promulgué en toute hâte pour obliger les propriétés de condos à effectuer des inspections, à résoudre les problèmes critiques et à constituer des fonds de réserve pour les réparations futures.
Cette loi, qui s’applique à tous mais a pris de court certaines associations de propriétaires. Nombre d’entre elles ne disposaient pas de fonds de réserve suffisants pour payer les évaluations techniques requises et les réparations éventuelles, ce qui a eu pour conséquence de répercuter les coûts sur les propriétaires des logements. Mais cela ne s’arrête pas là. Les associations de propriétaires sont également tenues de renforcer leurs réserves pour répondre à leurs besoins futurs en matière d’entretien, ce qui alourdit les charges des propriétaires, qui doivent payer en plus de leur hypothèque, de l’impôt foncier et de l’assurance habitation, trois autres coûts de la vie qui ont augmenté au cours des dernières années. Si vous avez besoin d’aide pour résoudre des problèmes avec une association de propriétaires de condo, vous pouvez toujours demander un conseil juridique ou vous adresser à des groupes de défense des droits.

