
Par Michel Séguin :Les patients et les médecins qui s’efforcent de diagnostiquer officiellement la COVID pour ceux qui gardent certains symptômes sur différentes formes ne pouvant guérir totalement se rapprochent peut-être d’une réponse, grâce à de nouvelles recherches menées par une équipe de scientifiques canadiens. Les chercheurs du Lawson Health Research Institute ont découvert que les patients atteints de l’affection post-COVID-19, connue sous le nom de COVID long, présentent des signes uniques dans leur sang qui montrent des changements rapides dans leurs vaisseaux sanguins. Les patients atteints de COVID longue durée peuvent présenter un large éventail de symptômes, notamment de la fatigue, des troubles cognitifs, un essoufflement et des problèmes gastro-intestinaux. Il peut même parfois s’écouler jusqu’à un an avant que certains de ces symptômes ne se manifestent. Il est donc difficile pour les médecins et les experts d’identifier définitivement la maladie et de la diagnostiquer chez leurs patients. Mais en examinant les vaisseaux sanguins d’un patient, plutôt que de s’intéresser uniquement aux symptômes, l’équipe de chercheurs de London (Ontario) a trouvé un signal biologique concret indiquant que quelque chose se passait effectivement dans ces vaisseaux, qui peut être mesuré et identifié indiquant qu’il s’agit d’un événement biologiquement distinct qui se produit dans le corps. Ce n’est pas quelque chose qui se produit simplement dans l’esprit. C’est un événement réel qui se produit.
Les gens réellement sont malades. cette découverte pourrait non seulement contribuer à faire avancer les efforts de ceux qui cherchent à obtenir plus de réponses sur cette maladie, mais aussi aider de nombreux patients frustrés par la compréhension obscure de cette maladie qui existe tant chez les professionnels de la santé que dans le grand public. Les chercheurs ont étudié 140 échantillons comprenant des personnes atteintes d’une infection présumée longue au COVID-19, des patients hospitalisés souffrant d’une infection aiguë au COVID-19 et des patients en bonne santé servant de sujets témoins. Les chercheurs ont découvert que les patients atteints d’une infection présumée longue à COVID-19 avaient des protéines dans le sang qui témoignaient de changements rapides dans les vaisseaux sanguins dans les semaines et les mois suivant une infection confirmée à COVID-19. Ces mêmes biomarqueurs n’étaient pas présents chez les patients qui n’ont pas développé de COVID-19 long. Bien que l’étude évaluée par des pairs ne permette pas de déterminer pourquoi certains patients développent une COVID longue et d’autres pas, ni quels sont les facteurs de risque pour les patients qui développent cette maladie, elle fournit une autre pièce du puzzle pour les autres scientifiques et chercheurs qui cherchent ces réponses. Selon une étude internationale, trois mois après une infection à une forme moyenne ou grave de la COVID-19, près de 50% des personnes souffrent d’insomnie. Il s’agit du 3e symptôme le plus fréquemment rapporté chez les personnes affectées par la COVID longue.

