
Le vaccin développé par l’alliance Pfizer/BioNTech est efficace à 95% pour prévenir la COVID-19, selon des résultats complets de leur essai clinique à grande échelle, ont annoncé les sociétés dans un communiqué. C’est mieux que des résultats partiels publiés la semaine dernière et qui montraient plus de 90% d’efficacité, et cela conforte les prédictions des autorités américaines selon lesquelles au moins un vaccin pourra commencer à être injecté dans les bras des Américains avant la fin de l’année. Cela signifie que 162 membres du groupe placebo de l’essai ont contracté la COVID-19, contre seulement 8 dans le groupe vacciné, dans les sept jours suivant la seconde dose du vaccin, qui se prend en deux doses espacées de trois semaines. Le protocole de l’essai prévoyait d’évaluer l’efficacité une fois qu’un total de 170 cas était atteint dans les deux groupes. Au total, plus de 43 000 personnes se sont portées volontaires pour cet essai, commencé fin juillet, et qui est censé se poursuivre. Neuf cas sévères de COVID-19 ont été observés dans le groupe placebo, et un dans le groupe vacciné.
Pfizer demandera une autorisation de commercialisation d’ici quelques jours à l’Agence américaine des médicaments (FDA). La FDA pourrait ensuite donner son feu vert à la mise sur le marché dès le mois de décembre, a indiqué un haut responsable de l’opération gouvernementale pour les vaccins. L’efficacité du vaccin Pfizer/BioNTech pour les personnes de plus de 65 ans était de “plus de 94%”, précise le communiqué. Ce niveau d’efficacité, s’il était confirmé dans la population, placerait le vaccin parmi les plus efficaces au monde, comparable à celui de la rougeole, et bien meilleur que le vaccin contre la grippe, qui récemment n’était efficace qu’à 19 à 60%. Les seuls effets secondaires importants observés chez plus de 2% des participants ont été la fatigue (3,8%) et des maux de tête (2%), ce qui fait dire aux fabricants que le vaccin est bien toléré. AFP

