
Par Michel Séguin : Juste avant le décollage de l’aéroport international de Fort Lauderdale-Hollywood (FLL) à destination de Kansas City (MCI), un garçon de 16 ans, qui se trouvait à bord du vol 1332 de Spirit Airlines, aurait plaisanté en disant : « J’ai une bombe dans ma poche ». Cette remarque, qui semblait relever d’un humour enfantin a déclenché l’intervention de tous les services de sécurité. Une femme assise à proximité l’a entendue, s’est inquiétée et a alerté une hôtesse de l’air. L’avion a été dérouté vers une zone éloignée, les passagers ont été débarqués et les forces de l’ordre ont procédé à une inspection minutieuse de l’avion, qui n’a pas révélé la présence d’explosifs. Les autorités ont inculpé l’adolescent de méfait criminel et de fausse alerte à la bombe. Devant le tribunal pour enfants, sa mère a souligné qu’il s’agissait d’une « plaisanterie stupide » et non d’une menace réelle. « C’est un bon garçon », a-t-elle déclaré.
Son père a fait écho à ce plaidoyer, déclarant que le garçon avait agi « de manière immature, pas comme un criminel ». Spirit Airlines a confirmé l’incident, indiquant que l’avion avait été inspecté et autorisé à voler en toute sécurité. L’incident a toutefois causé un retard de cinq heures et coûté à la compagnie aérienne une somme estimée à 50 000 dollars. Le juge a ordonné une évaluation psychologique et a libéré l’adolescent, bien que la sanction finale n’ait pas été fixée. Parler de bombe dans un avion n’est pas à faire pour aucune considération même s’il ne s’agit en fait que d’une simple. Pour cet adolescent, ce qu’il considérait probablement comme une simple plaisanterie s’est soldé par des accusations criminelles, des ordonnances du tribunal et des perturbations de vol coûteuses. Le plaidoyer de ses parents en faveur de la clémence peut contribuer à l’issue du procès, mais l’affaire souligne à quel point les enjeux sont élevés lorsque l’humour heurte le sentiment de sécurité de centaines de personnes. On ne plaisante pas avec les bombes…

