
Plus d’un véhicule neuf sur deux vendu en Norvège était électrique. Les incitations, coûteuses, sont déjà revues en baisse. Il n’y a pas que des incitations monétaires. Avec une voiture électrique, vous pouvez emprunter les couloirs de bus, aux heures de pointe. Cette dérogation est l’un des nombreux avantages dont bénéficient les voitures électriques en Norvège. Exonérées de toutes taxes, elles sont au même prix que leurs équivalents thermiques. Leurs conducteurs ne paient pas les péages, et disposent de parkings réservés au centre des villes où ils peuvent se garer et recharger leurs batteries gratuitement. Des privilèges qui ont fait de la Norvège le premier marché, en termes de pénétration, pour la voiture électrique. Elles sont 135 000 à circuler sur les routes de ce pays immensément riche qui compte 5 millions d’habitants. L’an dernier, les véhicules tout électriques (20,9 %) ou hybrides (31,3 %) représentaient plus de la moitié des ventes de voitures neuves. La Norvège est devenue un laboratoire pour le reste du monde, une étude de marché en temps et en grandeur réels. Des constructeurs comme Audi, Mercedes ou Jaguar l’ont choisie pour lancer les ventes de leur premier modèle tout électrique.
La Norvège est le premier marché de masse pour ce type de véhicules. Une performance obtenue aussi grâce à d’importants investissements. Oslo, la capitale norvégienne, qui dispose déjà de 2 000 points de recharge, va doubler ce dispositif d’ici trois ans. Elle a aussi développé des parkings « tout électriques », comme le Vulkan, le plus moderne d’Europe, où cent bornes flexibles permettent aux usagers de choisir leur puissance, et leur tarif. Toute l’infrastructure est déjà prête pour accueillir la prochaine génération de « super chargeurs », capables de charger une batterie en cinq minutes. Le Vulkan est utilisé la nuit par les résidents du quartier, et le jour par les salariés qui viennent y travailler. Un succès de l’électrique que la Norvège doit aussi apprendre à gérer. Les couloirs de bus, en effet, commencent à être encombrés de voitures électriques. Les municipalités voient avec inquiétude leur base fiscale
Source magazine Carrefour Floride Cliquez http://www.carrefourfloride.com
Par Richard Johnson

