
Par Michel Seguin : Le propriétaire d’un jet d’affaires qui s’est écrasé sur une autoroute en Floride, tuant ses deux pilotes et blessant trois autres occupants, poursuit en justice les entreprises impliquées dans la fabrication et la maintenance de l’avion. La compagnie charter Hop-A-Jet et deux de ses filiales ont déposé une plainte devant la cour fédérale du district sud de Floride en septembre. Le document attribue la majeure partie de la responsabilité de l’accident à GE Aerospace, qui fabrique les moteurs CF34-3B utilisés par la série Challenger 600 de Bombardier. Le National Transportation Safety Board (NTSB) poursuit son enquête sur l’accident, mais un rapport préliminaire a identifié une corrosion dans plusieurs composants du moteur. Les avocats des plaignants ont déclaré que la corrosion est un problème récurrent dans la famille CF34 et que GE en est conscient.
L’atterrissage héroïque des pilotes de Hop-A-Jet a sans aucun doute sauvé la vie des deux passagers et de l’hôtesse de l’air à bord, ainsi que celle d’innombrables conducteurs et piétons présents sur la piste d’atterrissage improvisée », indique la plainte. Il semble désormais évident que cette panne moteur a été directement causée par un défaut inhérent à cette famille de moteurs GE. Pire encore, GE connaissait depuis de nombreuses années ce défaut spécifique (corrosion de cette famille de moteurs) et a en fait pris des mesures pour le dissimuler en cachant des preuves incriminantes (telles que la vidéo de l’inspection secrète de GE). La plainte allègue également que GE a omis d’informer les exploitants des problèmes potentiels du CF34 et a révisé ses contrats de service afin d’exclure la couverture complète de la corrosion. Le procès soutient que Bombardier connaissait ou aurait dû connaître les défauts des moteurs CF34. Learjet, Turbine Engine Specialists et Duncan Aviation ont été cités comme défendeurs, car chacun d’entre eux aurait inspecté les moteurs de l’avion accidenté à l’aide d’un endoscope vidéo et aurait certifié et déclaré que l’avion en question était apte au vol ».

