
Par Paul Moreau : Sur la base des informations disponibles à la mi-janvier 2026, le département américain de la Sécurité intérieure (DHS) a annoncé que le statut de protection temporaire (TPS) accordé à Haïti prendrait fin le 3 février 2026, contraignant plus de 350 000 ressortissants haïtiens à faire face à la fin de leur autorisation de travail et à leur expulsion. Augmentation prévue du nombre de demandeurs d’asile : Les autorités canadiennes et les organisations communautaires s’attendent à une augmentation significative du nombre de demandes d’asile émanant d’Haïtiens quittant les États-Unis en raison de l’expiration du TPS vers la Canada. Notons que ce dernier a prolongé les mesures spéciales temporaires en matière d’immigration pour les ressortissants haïtiens (et les membres de la famille de citoyens canadiens ou de résidents permanents), facilitant ainsi l’accès aux permis de travail et d’études pour ceux qui se trouvent déjà au Canada. Alors que le nombre d’arrivées est en forte augmentation, le Canada oriente les migrants potentiels vers des systèmes d’immigration officiels fondés sur le mérite, tels que le programme Entrée express, en particulier pour les Haïtiens francophones, qui bénéficient d’un avantage dans le cadre du plan d’immigration 2026 vers le Québec pour ceux et celles qui parlent français.
Et au point du vue politique, cela augmente le nombre de personnes au sentiment fédéraliste dans le pays. Les immigrants se sentant ainsi redevables envers le parti qui lui a ouvert la porte vers le Canada. Or un immigrant qui entre actuellement au Canada s’installant au Québec est presque qu’un vote assuré pour les Libéraux du Canada et du Québec tentant ainsi de repousser le nationalisme du Québec à son plus bas en nombre en cas de référendum. Et ce, personne ne peut le dénier. En résumé, bien que le Canada ne se prépare pas nécessairement à les accueillir dans le cadre d’un nouveau programme accéléré spécialement conçu pour cet exode, il gère cet afflux grâce à des mesures spéciales existantes pour les Haïtiens venant des États-Unis et aux voies d’immigration et d’asile habituelles. Alors soyons prêt à les accueillir. Mais petite question pour vous ? où logeront-ils? La question devrait plutôt se poser à monsieur Carney ! Mais je ne crois qu’il ait envie d’y répondre risquant peut-être de perdre son français 101 dans son allocution.









